La Fraternité Saint-Pierre
Encadré
Ancien archevêque de Dakar, Mgr Marcel Lefebvre, dans son opposition à certaines réformes conciliaires, en particulier liturgiques, fonda son propre séminaire à Ecône (Suisse) et ordonna des prêtres, même après avoir été suspendu par le Saint-Siège. En cause: la liberté religieuse (il n’avait pas voté la déclaration du Concile Vatican II sur ce thème), l’oecuménisme, la messe et l’autorité du pape dans l’Eglise et des évêques dans leurs diocèses. Le 30 juin 1988, après avoir rejeté le protocole signé le 5 mai au bout de longs pourparlers, ainsi qu’une ultime proposition du cardinal Ratzinger, de la part du pape, Mgr Lefebvre consacrait quatre évêques, un acte schismatique qui entraînait son excommunication et mettait la Fraternité Saint Pie X, qu’il avait créée, en dehors de l’Eglise catholique.
Pourtant, d’autres catholiques de sensibilité traditionaliste choisissaient alors l’unité, en particulier en rejoignant la Fraternité Saint-Pierre, qui est, depuis juin 2000, sous l’autorité de l’abbé Arnaud Devillers. En effet, dans son motu proprio de 1988, le pape, tout en constatant le schisme, affirmait sa volonté de faciliter «la communion ecclésiale à ceux qui se sentent attachés à des formes liturgiques et disciplinaires antérieures de la tradition romaine, grâce à des mesures nécessaires pour garantir le respect de leurs justes aspirations».
C’est dans cet esprit qu’était fondée la Fraternité Saint-Pierre, société cléricale de vie apostolique, de droit pontifical. Un séminaire était créé en Bavière. En France, des évêques ont confié à des prêtres de la Fraternité la célébration de certaines messes selon de rite de saint Pie V, en vigueur avant Vatican II. Ces communautés relèvent de l’autorité de l’évêque diocésain. (apic/cip/be)




