Suisse: «Oui à la vie» et le PDC vont combattre le projet d’interruption de grossesse
Avortement dépénalisé durant les douze premières semaines
Lugano, 23 mars 2001 (APIC) Lors de son votre final sur les sept objets discutés durant leur session, les Chambres fédérales ont approuvé la dépénalisation de l’avortement durant les 12 premières semaines de grossesse. L’association «Oui à la vie» et le Parti démocrate chrétien (PDC), «fâché contre la décision», vont lancer un référendum.
La révision de l’article du Code pénal relatif l’avortement a été approuvée, vendredi 23 mars à Lugano, par 107 voix contre 69 au Conseil national, et de justesse, par 22 voix contre 20, au Conseil des Etats. Les femmes demandant une interruption de grossesse devront invoquer une «situation de détresse», mais ne seront pas contraintes, comme le demandait le PDC, de consulter un centre reconnu par l’Etat.
A la suite de ce vote, le PDC a immédiatement affirmé qu’il se battra résolument pour faire échouer cette décision en votation populaire. Pour son président national Adalbert Durrer, le projet voté par les Chambres ne respecte pas suffisamment les valeurs de la vie. Le PDC a lancé une initiative parlementaire en faveur du modèle, refusé à plusieurs reprises par les Chambres, qui prévoit d’obliger la femme à consulter un centre spécialisé avant l’interruption volontaire de grossesse.
L’association «Oui à la vie», basée dans le canton de Zurich, a immédiatement annoncé le lancement d’un référendum en collaboration avec d’autres organismes de défense de la vie «afin que le peuple puisse prendre position sur cette grave décision». «Il est désormais permis de tuer les enfants à naître jusqu’à la 12e semaine de grossesse», déplore l’organisation, qui exprime son «grand regret» face à la décision des chambres fédérales.
Une initiative lancée en 1993
L’initiative parlementaire de la socialiste zurichoise Barbara Haering Binder, déposée le 29 mars 1993, visait à ce que l’IVG soit décriminalisée pendant les premiers mois de la grossesse (solution des délais). Le Conseil national a décidé le 3 février 1995, et par 91 voix contre 85, de donner suite à l’initiative Haering. Sa Commission des affaires juridiques a ensuite préparé un projet de modification du Code pénal, que le Conseil national a approuvé.
Rome: Inauguration du nouveau collège romain par Jean Paul II
Et début de la visite «ad limina» des évêques sud-coréens
Rome, 23 mars 2001 (APIC) Le pape Jean Paul II a inauguré vendredi en fin d’après-midi le nouveau collège romain des séminaristes coréens, après avoir reçu les 11 évêques de Corée du Sud en visite quinquennale «ad limina».
Jean Paul II s’est rendu au nouveau collège pontifical coréen de Rome. L’établissement, qui servira à la formation des séminaristes coréens envoyés par leurs évêques à Rome, est situé à l’ouest de la ville, à côté de nombreux autres bâtiments religieux en construction. Cette cérémonie s’est déroulée en présence du cardinal Kim Sou-hwan, archevêque émérite de Séoul, ainsi que du président de la Conférence épiscopale de Corée, Mgr Michael Pak Jeong-il, du nouveau recteur et des élèves. Cette inauguration s’est déroulée parallèlement à la visite ad limina des évêques coréens, qui se terminera le 24 mars.
«Soyez un seul coeur !» a lancé Jean Paul II dans son discours, faisant allusion à la division entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. A cette occasion, le pape a rappelé l’exemple de saint André Kim Tae-gon, nommé saint patron du nouveau collège, «qui exhortait les croyants à tirer de la divine charité la force pour rester unis et pour résister au mal».
Les collèges pontificaux sont désormais au nombre de 37 à Rome. L’objectif de ces institutions est de permettre aux pays représentés d’envoyer des séminaristes en formation à Rome, auprès d’universités pontificales, comme l’Université pontificale grégorienne, considérée comme la plus importante. Ils constituent des lieux d’accueil où les séminaristes peuvent avoir une vie communautaire. C’est par ailleurs dans les collèges pontificaux que généralement, les cardinaux et les évêques d’un pays particulier en visite à Rome viennent loger. Il existe en outre d’autres maisons d’accueil – comme celle de Saint-Louis des Français pour les Français -, destinées aux prêtres qui viennent effectuer un complément de formation après leur ordination. (apic/imed/pr)




