Dans le collimateur des milieux gays et féministes
Australie: Le nouvel archevêque de Sydney suscite déjà la controverse
Sydney, 27 mars 2001 (APIC) Nommé lundi par le pape Jean Paul II archevêque de la métropole australienne de Sydney, Mgr George Pell, 59 ans, suscite déjà la controverse pour ses positions qualifiées de conservatrices. Homme aux fortes convictions, l’ancien archevêque de Melbourne a plus d’une fois suscité l’ire de la communauté gay et des milieux féministes et catholiques progressistes.
Mardi, la nomination de Mgr Pell a provoqué la colère des féministes australiennes, en raison de son opposition déclarée à l’accès des femmes au sacerdoce, et de la communauté homosexuelle, qui ne porte pas l’archevêque dans son cœur. En mai 1999, Mgr Pell avait une nouvelle fois refusé de donner la communion à des gens dans la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne parce qu’ils portaient l’écharpe arc-en-ciel des militants gays. Au lieu de la communion, il leur avait adressé une bénédiction, que beaucoup avaient refusée.
«L’homosexualité constitue un plus grand danger pour la santé que le tabac»
L’archevêque Pell, connu dans toute l’Australie pour ses prises de positions tranchées, a notamment affirmé que l’homosexualité «constitue un plus grand danger pour la santé que le tabac» en raison des risques de sida. Une affirmation démentie par les statistiques de mortalité en Australie. Certains milieux catholiques craignent que l’arrivée d’un prélat qualifié de conservateur dans la métropole va encore davantage éloigner les fidèles catholiques de l’Eglise. Dans cette société très touchée par la sécularisation, les catholiques pratiquants réguliers sont tout au plus 15%.
L’actuel archevêque de Sydney, le cardinal Edward Bede Clancy, qui quitte l’archevêché pour raison d’âge (il a 77 ans), a pris la défense de son successeur. A ses yeux, il ne fait qu’être «fidèle aux enseignements de l’Eglise, ce qui ne fait pas de lui un ultra-conservateur». Dès son arrivée à Melbourne en juillet 1996, Mgr Pell avait été la cible des milieux gays en raison des ses prises de position dénoncées comme homophobes, un qualificatif que le prélat rejette avec vigueur. Il affirme ne faire que défendre la position officielle de l’Eglise catholique face à l’homosexualité, le catéchisme de l’Eglise catholique (N° 2357) relevant que «la Tradition a toujours déclaré que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés», «contraires à la loi naturelle», et «ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas». (apic/ncr/be)




