Belgique: La FIMARC et les droits de l’homme
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Le développement passe par l’éradication de la pauvreté
Namur, 29 mars 2001 (APIC) La mondialisation doit bénéficier à chacun, souligne la Fédération Internationale des Mouvements d’Adultes Ruraux Catholiques (FIMARC), dans une déclaration écrite pour la 57e session de la Commission des Droits de l’Homme sur la question de la réalisation du Droit au Développement, en cours à Genève (17 mars-27 avril 2001).
Les mouvements membres de la FIMARC souscrivent aux objectifs de lutte contre la pauvretéé définis dans le rapport conjoint de l’ONU, du FMI, de la BM et de l’OCDE intitulé «Un monde meilleur pour tous», présenté par le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, lors de la 24e session spéciale de l’Assemblée générale des Nations Unies à Genève du 26-30 juin 2000. Mais ces mouvements posent en préalable la question des causes de cette pauvreté toujours croissante. Et ils continueront à poser la question de l’efficacité des programmes de lutte contre la pauvreté sans des changements structurels au niveau des politiques mondiales.
Pour la FIMARC, la santé, l’éducation, les droits de l’homme sont à traiter en lien direct avec le développement social. «Dans notre société mondialisée, la plupart des questions sont interconnectées et ne peuvent plus se traiter par des approches sectorielles, souligne-t-elle. Le développement social et économique constitue un tout et les politiques de développement doivent être pensées dans cette logique».
Le Sommet social de Copenhague, en 1995, sous l’égide l’ONU, avaitété à cet égard plein d’espoir dans l’avancée de l’éradication de la pauvreté et pour l’avancée de la réalisation du droit au développement. Cinq ans plus tard, lors du Forum «Geneva 2000» (juin 2000), force fut de constater que les progrès attendus ne s’étaient réalisés: plutôt que Copenhague + 5, d’aucuns ont parlé de Copenhague – 5 pour traduire les reculs de développement.
Appel aux Etats
Pourtant, la société civile dans son ensemble se mobilise de plus en plus pour davantage de justice sociale et donc pour un plus grand accès au développement pour tous, observe la FIMARC. «L’échec des négociations de Seattle en décembre 1999, tous les événements qualifiés d’anti-mondialisation et le contre sommet de Davos à Porto Alegre en janvier 2001, montrent bien le souci de la société civile d’une meilleure répartition des richesses et le frein à mettre à la course effrénée au profit de même que ses revendications pour la préservation des ressources naturelles», souligne l’organisation
La Banque Mondiale constatant ces difficultés de par le monde a également inscrit dans ses priorités la lutte pour la réduction de la pauvreté. Dans le cadre de leur stratégie de lutte contre la pauvreté, la BM et le FMI se sont dotés d’un instrument – le CDI (Cadre de développement intégré) – qui implique que le pays lui-même prenne en charge son plan de développement, plan qui serait soutenu par des partenariats entre les pays, les bailleurs de fonds, la société civile, le secteur privé et d’autres acteurs du développement…
Présente dans de nombreux pays membres de l’OMC, de la BM et du FMI, la FIMARC demande aux Etats d’être vigilants devant les propositions faites par les organismes financiers internationaux quant aux stratégies de lutte contre la pauvreté. (apic/cip/pr)




