Retrait en bloc des membres de la commission théologique
Suisse: Fédération des Eglises protestantes de Suisse
Berne,
(APIC) Les membres de la Commission théologique de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) ont donné leur démission en bloc. Dans une lettre ouverte publiée le 15 janvier, ils expliquent leur retrait par la restructuration engagée au sein de la FEPS et qui a rendu les conditions de travail de la commission «toujours plus précaires».
Les membres de la Commission théologique ont choisi la forme de la lettre ouverte pour montrer du doigt l’évolution de la FEPS. Le texte a été signé par la présidente de la commission, la théologienne Isabelle Graesslé, de Genève, par le professeur Pierre Bühler de Zurich et par le doyen de la Faculté de l’Université de Berne, Christoph D. Müller.
En démissionnant, les membres de la commission ne remettent pas en cause l’utilité de l’organe. Ils sont au contraire d’avis que l’instance théologique a un grand rôle à jouer mais que la récente restructuration de la FEPS entrave de plus en plus son fonctionnement. Ces dernières années, la FEPS est devenue une structure floue et contradictoire au niveau de sa direction, soulignent les auteurs de la lettre, qui se disent près à accompagner les théologiens qui leur succéderont dans la phase de démarrage de la nouvelle commission.
Mais auparavant, la FEPS doit «assurer les moyens structurels d’un travail théologique convaincant et assurer la circulation de l’information». Les signataires demandent que le statut de la Commission théologique soit clairement défini dans l’organigramme et que ses compétences, son expérience et son travail soient reconnus. Il s’agit également de fixer ses rapports avec les autres commissions de la FEPS et les modalités de collaboration entre les différentes instances.
Laborieuse réorganisation
Le Conseil de la FEPS et le directeur du Département Eglise et œcuménisme de la FEPS, Pierre Vonaesch, regrette que les commissaires ne soient pas allés au bout du processus – «pas toujours facile» – de réorganisation, surtout que les organes de consultation et groupes de travail de la FEPS ont jusqu’au 28 février pour proposer une nouvelle réglementation. La Commission théologique s’est notamment prononcée sur la position des Eglises réformée et évangéliques par rapport à l’Etat et à la société, ainsi que sur la déclaration vaticane «Dominus Iesus». Il estime que l’œuvre entamée par les éminents théologiens que sont Karl Barth et Jacques Courvoisier doit être poursuivie. (apic/rna/gs/mjp)




