Berlin: Des chrétiens célèbrent le lancement de la Décennie «vaincre la violence»
Autour du symbole de la porte de Brandebourg
Berlin, le 5 février (APIC) Alors que la nuit tombait hier sur la ville réunifiée de Berlin, plusieurs centaines de chrétiens, bravant la neige et le froid, se sont rassemblés autour de la porte de Brandebourg pour célébrer le lancement officiel de la Décennie «vaincre la violence» (2001-2010) du Conseil œcuménique des Eglises (COE)
Le pasteur Konrad Raiser, secrétaire général du COE a rappelé que la porte de Brandebourg, signe de la division entre Berlin-Est et Berlin-Ouest pendant presque 30 ans – aujourd’hui ouverte, était «un signe d’espoir pour notre pèlerinage dans la décennie, espoir que d’autres murs et portes de division et d’exclusion s’ouvriront pour nous permettre de nous engager sur le chemin de la paix».
C’est vers 16h30 que les participants à la marche ont quitte la Maison des cultures a Berlin, près du Reichstag, siège du Parlement. Apres avoir passé devant l’endroit ou le président américain John F. Kennedy a prononcé la fameuse phrase «Ich bin ein Berliner» en 1962, longé la ligne du mur de Berlin démantelé, et traversé la porte de Brandebourg, ils se sont rassemblés sur une petite place, balayée autrefois par les miradors communistes.
Lamentations pour les millions d’enfants victimes de la violence
Le lancement avait commencé par un culte célébré à la Kaiser-Wilhelm-Gedächtnis-Kirche de Berlin, en partie détruite par les bombardements des forces alliées durant la deuxième guerre mondiale. Un nouveau sanctuaire a été construit près de la tour, qui est tout ce qui reste de l’édifice original – un rappel de la mort et de la renaissance de Berlin.
Musique et liturgie de diverses cultures et traditions religieuses se sont mêlés aux lamentations rappelant la mémoire des millions d’enfants victimes de la violence.
Durant la cérémonie, un manifestant fondamentaliste chrétien s’est emparé brièvement du microphone et a crié des slogans avant d’être conduit poliment hors de l’église. Tous les participants se sont approchés du chœur pour recevoir une croix du Liberia, faite à partir d’une balle d’arme à feu par George Togba, ancien membre des forces rebelles du Liberia devenu un militant chrétien pour la paix.
Dans son discours de bienvenue, l’évêque protestant de Berlin, Wolfgang Huber, a rappelé que ce jour marquait le 95e anniversaire de la naissance de Dietrich Bonhoeffer, le théologien luthérien allemand qui s’est engagé dans la résistance contre Hitler et qui a été exécuté peu avant la fin de la deuxième guerre mondiale.
Remise de la dette des pays pauvres
Jose Ramos-Horta, du Timor oriental, lauréat du Prix Nobel de la paix, a appelé les Eglises du monde entier a œuvré en vue de «la remise de la dette des pays les plus pauvres» et a faire campagne contre la vente d’armements.
Ancienne présidente du Parlement allemand et membre active de l’Eglise catholique romaine, Rita Sussmuth a condamne la violence contre les femmes et les enfants. «La violence trouve son origine dans la domination et la répression, et nous sommes bien loin d’un monde situation ou chaque être humain aurait la même dignité et la même valeur.»
Avant la marche, plus de 1’000 personnes ont assisté au spectacles d’artistes venus du Brésil pour représenter l’expérience de la violence et la recherche de paix dans les mégalopoles brésiliennes. Des musiciens et des danseurs turcs du district multiculturel et multiracial de Kreuzberg, à Berlin, et la troupe de théâtre Wozani ont illustré la lutte contre la violence dans les rues de l’Afrique du Sud. (apic/eni/mjp)




