Le crédit est une incitation plus forte que le don à l’auto-développement durable. L’année dernière, la Campagne œcuménique de Carême demandait l’annulation de la dette des pays les plus pauvres. Cette année, elle encourage le crédit aux plus démunis, aux communautés les plus pauvres, à travers le soutien à deux institutions qui financent des projets de développement: ECLOF et Oikocredit.
Le crédit, arme plus efficace à l’auto-développement que le don
Le crédit a plutôt mauvaise presse, relève Setri Nyomi, secrétaire général de l’Alliance réformée mondiale, dans le journal des œuvres d’entraide réformées réformée «Terre nouvelle». A condition d’être équitable et utilisé avec rigueur, il devient un outil précieux pour le développement des populations manquant de ressources.
La Fondation œcuménique de crédit (ECLOF) est née en 1946, dans la mouvance du Conseil œcuménique des Eglises (COE) et la Société coopérative de crédit a vu le jour en 1975 avant d’être rebaptisée Oikredit. Ces deux initiatives de placements éthiques Nord-Sud ont un taux très élevé de remboursement: la preuve que les pauvres sont de bons risques et d’excellents payeurs. (apic/tn/mjp)




