A la gare de Fribourg, Sœur Danièle rencontre des jeunes de toutes les religions. La plupart sont des croyants non pratiquants. Les discussions sur Dieu viennent souvent au moment du choix de faire la Confirmation. Jusqu’à 15 ans, les jeunes ne portent que peu d’intérêt aux questions religieuses.

Le langage, une barrière entre les jeunes et l’Eglise

C’est après qu’ils se mettent en quête de spiritualité. Sœur Danièle essaie de faire le lien entre leur vécu et les valeurs chrétiennes. Elle leur parle de Jésus-Christ comme d’un Dieu incarné, présent dans le vécu de tous les jours. Mais ils croient plus facilement en un Dieu invisible et irréel. Sans doute la force de l’imagination, explique la religieuse.

Sœur Danièle ne parle jamais de Dieu ou de religion si les jeunes ne lancent eux-mêmes le sujet. Avec eux, il faut choisir son langage, certains termes ne passent pas, avertit-elle. Sans pour autant leur mentir. Le langage est l’une des raisons de l’incompréhension des jeunes par rapport à l’Eglise. Il y a également trop de décalage entre ce que l’Eglise dit et ce qu’elle fait. Cela scandalise les moins de vingt ans. (apic/vb/mjp)

11 février 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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