Mgr Gerny docteur honoris causa de l’Académie de théologie
Suisse: L’évêque de l’Eglise catholique chrétienne de Suisse honoré à Varsovie
Varsovie, 18 février 2001 (APIC) Mgr Hans Gerny, évêque de l’Eglise catholique chrétienne de Suisse, a reçu vendredi 16 février le titre de docteur honoris causa de l’Académie de théologie chrétienne de Varsovie. Mgr Gerny a été distingué pour son engagement en faveur du développement de l’œcuménisme en Suisse.
Dans sa laudatio, le pro-recteur de l’Académie, Mgr Wiktor Wysoczanski, a surtout relevé le profond engagement du bénéficiaire pendant de très nombreuses années en faveur du dialogue entre catholiques-chrétiens et orthodoxes, ses activités au sein du Comité central du Conseil mondial des Eglises et, enfin, sa qualité de membre de la commission spéciale de collaboration des églises orthodoxes au sein du COE. L’orateur a en outre relevé la manière particulièrement attentive avec laquelle Mgr Hans Gerny s’est préoccupé de la situation de l’Eglise en Pologne, plus spécialement celle de l’Eglise catholique polonaise et l’amélioration de ses relations avec la grande Eglise catholique romaine. Ces contacts ont permis d’améliorer de façon notable le climat entre les deux Eglises et ont, par la suite, conduit à l’instauration d’un dialogue théologique.
Il a décrit Mgr Hans Gerny comme étant un théologien vieux catholique de haut niveau, qui, dans le cadre de son travail et de ses contacts avec d’autres Eglises, a toujours su adapter les principes de l’ecclésiologie vieille catholique en tant que réponse créative aux exigences des temps modernes.
Souffrir des déchirures entre chrétiens
Dans son allocution, Mgr Hans Gerny a exprimé sa surprise, mais également sa reconnaissance pour l’honneur si inattendu qui lui est fait. Il a par ailleurs signalé que le difficile et néanmoins urgent travail destiné à unifier de manière visible les Eglises doit se faire dans l’esprit de l’ordre de mission qui nous a été transmis par Notre Seigneur Jésus-Christ. Celui qui ne souffre pas des déchirures au sein de la chrétienté et se suffit à lui-même n’est pas un véritable chrétien. Une Eglise qui se suffit à elle-même ou qui croit être la seule à posséder la véritable foi, ne prend pas au sérieux les souffrances du Christ.
C’est dans ce contexte que le nouveau docteur honoris causa a esquissé l’historique des efforts œcuméniques entrepris par l’Eglise catholique-chrétienne depuis sa fondation, ainsi que du mouvement œcuménique mondial depuis la création du Conseil mondial des Eglises en 1948. Il a en particulier évoqué les complexes difficultés historiques, politiques, théologiques et culturelles qui, depuis toujours, ont marqué le dialogue avec les Eglises des pays de l’Est et rendent ce dialogue parfois difficile. (apic/com/be)




