Chrétiens et musulmans ensemble, sans renoncer à son identité

Iran: Conférence du cardinal Schönborn à Téhéran sur le dialogue entre les religions

Téhéran, 20 février 2001 (APIC) Le cardinal Christoph Schönborn a déclaré au cours d’une conférence tenue le 19 février à l’Université «Imam Sadr» à Téhéran que musulmans et chrétiens doivent affronter ensemble les défis actuels de la société, sans pour autant renoncer à leur identité. L’archevêque de Vienne a prôné un dialogue «ouvert et sincère», afin que les jeunes ne se détournent pas de la religion.

«Le dialogue ne signifie pas renoncer à son point de vue. Il est le chemin vers une compréhension mutuelle, afin de s’efforcer d’éviter les malentendus, qui sont et ont été trop souvent la cause des conflits et des guerres», a affirmé Christoph Schönborn devant le nombreux public réuni pour sa conférence.

«Dans le dialogue entre les cultures, a poursuivi la cardinal autrichien, il est de plus en plus question des grands problèmes éthiques. Au vu des atteintes à l’environnement, des défis lancés par l’énergie atomique, de la technologie génétique et de la globalisation économique, aucun pays ne peut se considérer comme une île. Il n’est possible de faire route ensemble vers le futur qu’en formant à la conscience personnelle et au principe de la responsabilité.»

Deux religions universelles

La cardinal Schönborn a clairement rappelé que le christianisme et l’islam se considèrent tous deux comme la révélation finale de Dieu. Cette croyance les unit et «en même temps les divise», a souligné le conférencier. «Les deux religions sont universelles et missionnaires, destinées à tous les hommes et à tous les peuples».

Pour l’archevêque de Vienne, le point de vue selon lequel un dialogue entre les cultures nécessite pour les religions un renoncement à leur prétention à la vérité et à la mission se développe de plus en plus dans les pays de l’ouest. Christoph Schönborn a répondu à ces allégations en rappelant les bonnes réactions engendrées par le document «Fides et Ratio» (Foi et raison) de Jean Paul II, dans lequel le pape affirme que la foi constitue un soutien pour la raison.

En conclusion, l’archevêque de Vienne a mis en évidence la déception de la jeunesse face à la religion. «Si nous n’affrontons pas ensemble les défis de notre temps, dans un dialogue ouvert et sincère, nous courions le risque que les jeunes se détournent de la religion sceptiques et déçus, comme ce la est arrivé en Europe après le drame de l’interminable guerre que se livrent les religions». (apic/kap/bb)

20 février 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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