Pour remettre l’Homme debout
Vaud: La Fraternité chrétienne des malades et handicapés existe depuis plus de 30 ans
Lausanne, le 27 février 2001 (APIC) Née en France, la Fraternité chrétienne existe en Suisse depuis plus de 30 ans. Elle est animée par des équipes de responsables malades et/ou handicapés aidés par des aumôniers. En Pays de Vaud, l’équipe de Lausanne et environs, qui recense une cinquantaine de membres, est confronté aux problème du renouvellement de ses membres. L’occasion de faire le point sur ce mouvement encore mal connu même dans les paroisses, à quelques jours du dimanche des malades fixé au 4 mars 2001.
La Fraternité fait partie intégrante de la Fédération romande des organisations catholiques des malades et des infirmes (FROCMI), fondée par Mgr Gabriel Bullet et présidée aujourd’hui par la Vaudoise Natacha Wüst. D’inspiration évangélique, ce groupe est ouvert à toutes les personnes malades, handicapées et bien-portantes. Il se veut œcuménique, crée des liens fraternels et veille à l’épanouissement humain, spirituel et religieux de la personne pour en faire un «Apôtre de ses frères et sœurs de la souffrance».
A Lausanne, la salle paroissiale du Saint-Esprit accueille les membres de la Fraternité chrétienne une fois par mois. «Depuis toujours, nous visons à remettre l’Homme debout malgré ses limites, souligne Benoît Seppey, actuel responsable de l’équipe et lui-même handicapé. Ce petit `plus’ humain est notre devise. Le malade est en charge du malade. Autrement dit, les personnes sont mises en mouvement et deviennent ainsi responsables». Une constante vécue tout aussi concrètement une à deux fois par année lors des rencontres d’ensemble. Celles-ci se tenaient, avant sa reprise par des laïcs, au Collège Champittet à Pully. «Pendant cette période chez les chanoines, nous avons un peu négligé nos contacts avec les paroisses. Mais, dernièrement nous avons trouvé refuge à Saint-Joseph, indique Thérèse Crétin, une ancienne responsable encore très active dans cette même équipe.
Faire savoir le savoir-faire
La Fraternité chrétienne des personnes malades et handicapées semble mal connue non seulement du public, mais également de beaucoup de paroisses. Dans un récent rapport, Mgr Gabriel Bullet, conscient des difficultés traversées actuellement par le mouvement, affirmait: «Pour bien comprendre ce qui aujourd’hui peut faire obstacle à l’extension, voire à la survie de nos mouvements, il faut percevoir la différence entre le milieu dans lequel sont nés nos mouvements et le milieu actuel du point de vue de la foi et de la place de la personne malade ou handicapée dans la société. Il faut aussi percevoir la pertinence encore actuelle de l’intuition et des motivations des fondateurs, ainsi que la pertinence des méthodes d’action proposées, de la nécessité de leur adaptation aux conditions de notre temps».
La Fédération romande des organisations catholiques de personnes malades et infirmes demande de recevoir les offrandes ou organise des ventes d’allumettes lors de la Journée des malades du 4 mars pour soutenir ses mouvements. (apic/com/bb)




