Démission du patriarche catholique d’Antioche des Syriens, Ignace Moussa I Daoud

Antioche, 8 janvier 2001 (APIC) Le pape Jean Paul II a accepté lundi 8 janvier la démission du patriarche d’Antioche des Syriens, Ignace Moussa I Daoud, en lui accordant toutefois personnellement le titre de patriarche, après l’avoir nommé préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales le 25 novembre 2000.

Istanbul: Les responsables de 15 des 16 Eglises orthodoxes signent une déclaration

Absence remarquée du patriarche Alexis II: le conflit perdure

Istanbul, 8 janvier 2001 (APIC) Les responsables de 15 des 16 Eglises orthodoxes se sont engagés à renforcer leur coopération et à faire entendre leur voix au niveau international sur les questions morales et éthiques. La déclaration de coopération, qualifiée d’historique par les milieux orthodoxes, a été signée en l’absence du patriarche de Moscou, Alexis II. Ils ont notamment décidé la création d’une fédération interorthodoxe d’écoles de théologie à travers le monde, et d’une commission interorthodoxe sur la bioéthique. L’absence d’Alexis II est liée au conflit ouvert entre les patriarcats de Moscou et de Constantinople. L’absence de l’Eglise russe en Turquie devrait l’isoler encore davantage.

Lors d’une rencontre tenue le 24 décembre au Phanar à Istanbul, siège du patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, les responsables de 15 Eglises autocéphales et autonomes orthodoxes se sont engagés à accroître leur coopération, notamment, en organisant des rencontres régulières au sommet pour débattre des questions orthodoxes; en créant une fédération interorthodoxe d’écoles de théologie à travers le monde; et en mettant en place une commission interorthodoxe sur la bioéthique, indique en ce début de semaine l’Agence œcuménique ENI.

Le patriarche Bartholomée, considéré comme primus inter pares (le premier parmi ses pairs) dans la hiérarchie orthodoxe, est connu sur le plan international pour son soutien à l’oecuménisme et sa préoccupation pour l’environnement. Cette nouvelle initiative devrait renforcer sa primauté au sein de la communauté orthodoxe.

Toutefois, le primat de l’Eglise orthodoxe russe, numériquement la plus grande Eglise orthodoxe du monde, le patriarche Alexis II de Moscou, n’était pas présent à la réunion. Il n’a pas davantage assisté à la liturgie marquant la fin des célébrations du millénaire chrétien, célébrée la même semaine à Iznik, en Turquie, où les chefs et représentants des 15 Eglises orthodoxes étaient présents.

Une Eglise encore plus Isolée

L’absence du patriarche Alexis est liée au conflit entre les patriarcats de Moscou et de Constantinople, qui concerne notamment la délicate question de la juridiction sur les chrétiens orthodoxes dans d’anciennes nations soviétiques comme l’Estonie et l’Ukraine. Certains observateurs font remarquer que l’absence de l’Eglise russe en Turquie devrait l’isoler encore davantage.

La liturgie d’Iznik célébrée le 26 décembre a été saluée comme l’un des événements les plus importants de l’histoire orthodoxe récente, non seulement en raison de la présence de tant de primats orthodoxes mais aussi de sa tenue dans l’ancienne église de Sainte-Sophie, à Iznik, autrefois Nicée, où les premier et septième Conciles de l’Eglise chrétienne ont eu lieu en 325 et 787. Le patriarche Bartholomée I a suggéré que le patriarcat de Moscou désigne une délégation pour débattre des problèmes. Une rencontre des représentants des deux patriarcats devrait bientôt se tenir à Zurich, en Suisse. (apic/eni/pr)

8 janvier 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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