Le contentieux islamo-chrétien ne date pas d’hier
Moluques: de nouveaux heurts
Ambon, 12 janvier 2001 (APIC) Le climat de terreur qui règne dans l’archipel indonésien des Moluques est loin de s’apaiser. Au cours des dernières heures, des fusillades et des accrochages ont fait au moins un mort, selon la cellule de crise du diocèse catholique d’Ambon, le chef-lieu des Moluques. Reste que le contentieux islamo-chrétien ne date pas d’hier. Ses origines remontent au 19e siècles, avec l’arrivée de missionnaires hollandais.sJeudi après-midi, une embarcation a quitté Gudang Arang, un quartier d’Ambon, pour se diriger vers Galala, une localité située un peu plus au nord. Elle a essuyé des tirs en rafale qui ont causé la mort d’un chrétien et blessé onze autres, dont quatre sont dans un état grave.
Dans le quartier musulman de Galunggung à Ambon, située au nord-est de la ville, une voiture ayant à son bord cinq chrétiens a été prise d’assaut par des musulmans; trois passagers ont été blessés et on est pour le moment sans nouvelle des deux autres. Un incident similaire s’est produit près d’une mosquée dans le quartier de Batumerah, quand des islamistes ont lancé des pierres contre un véhicule, blessant gravement deux chrétiens.
Situation tendue
La situation reste très tendue sur les autres îles de l’archipel. Vendredi matin, des musulmans ont pris d’assaut le village de Rumoy, sur l’île de Teor, théâtre, avec l’île de Keswui, de conversions forcées à l’Islam. L’attaque a toutefois été repoussée par les forces de l’ordre locales. Depuis le début de 1999, chrétiens et musulmans se battent presque chaque jour dans diverses zones des Moluques et les morts se comptent par milliers.
Keswui: le premier missionnaire a débarqué en 1893
Concernant les conversions forcées de chrétiens à l’Islam à Teor et à Keswui, on attend le rapport d’une mission envoyée depuis Ambon dans les deux îles, situées au sud-est de Céram, afin de vérifier les conditions des chrétiens retenus prisonniers et d’en favoriser une éventuelle évacuation. (apic/cip/mna/pr)




