Encore des survivants sous les décombres ?
Salvador: Caritas veut sauver les victimes encore ensevelies et parer au plus pressé
San Salvador, 16 janvier 2001 (APIC) Quatre jours après le séisme qui a dévasté le Salvador, tout espoir de retrouver des survivants, ensevelis sous les décombres, n’est pas perdu, a annoncé le 16 janvier Caritas Secours International depuis Bruxelles. Même si le bilan des morts, des disparus, des blessés et des sans-abri ne cesse de s’alourdir.
Tandis que les équipes de secours poursuivent les recherches, l’aide aux survivants s’organise dans le chaos de la dévastation, rapporte-t-on à Caritas Secours International. Les membres de Caritas Salvador, dispersés sur tout le territoire à travers les structures des Caritas diocésaines, ont vécu le drame comme tout autre Salvadorien. Malgré leurs propres pertes et traumatisme, ils ont rassemblé leurs équipes pour coordonner les opérations de secours d’urgence…
80 à 90% de maisons détruites ou endommagées
Au lendemain du tremblement de terre, ils étaient déjà parvenus à faire un bilan approximatif et provisoire du sinistre, région par région. Dans certains départements, c’est la dévastation comme à Sonsonate ou à San Vincente où certains villages ont vu 80 à 90% de leurs maisons rasées ou gravement endommagées.
Sur base de ces données, l’opération d’acheminement des biens d’urgence et de première nécessité a pu démarrer malgré les routes coupées et les ponts effondrés. Sur place, les équipes locales de Caritas locales, comme toute la population civile, tentent de secourir les victimes et de déblayer les décombres sous lesquelles des personnes pourraient encore être ensevelies. Dès que les secours leur arrivent, les équipes se chargent également de leur distribution au sein de la population, en collaboration avec toutes les autres organisations sur place.
Soutien du réseau mondial
Le réseau mondial des Caritas a immédiatement manifesté son soutien à Caritas Salvador. Les montants récoltés permettront à Caritas Salvador d’acheter – sur place, autant que possible – l’aide urgente indispensable en nourriture, médicaments, vêtements, tentes, matelas… Tout en maintenant cette aide d’urgence, les programmes vont s’orienter vers une aide à plus long terme suivie d’une longue phase de reconstruction et réhabilitation du pays. «Dès aujourd’hui, souligne Caritas Secours International, il faut penser à l’avenir de ceux qui ont tout perdu et qui devront déblayer, nettoyer, reconstruire et, surtout, panser leurs plaies demain.» (apic/cip/bb)




