Sao Paulo, la ville des grands paradoxes, doit gérer l’héritage de la droite

Métropole financière et économique du Brésil avec près de 11 millions d’habitants, Sao Paulo et ses gratte-ciel modernes est «une ville de grands paradoxes qui pourrait être merveilleuse», lâche avec une pointe d’amertume la maire fraîchement élue Marta Suplicy. La première dame, qui vient de ravir de haute lutte la municipalité à la droite libérale, n’aura pas la tâche facile. D’autant plus que les décisions macro-économiques (le programme de privatisation du secteur public et l’ouverture sans frein au capital international prônés par le président Fernando Henrique Cardoso) sont du ressort des autorités fédérales. A la mairie de prendre en charge les conséquences sociales des restructurations et des licenciements provoqués par la politique d’ajustement néo-libérale.

«Violence structurée» crée des perdants

S’il y a des gagnants, il y a aussi les perdants de la globalisation. L’injustice, la pauvreté et la faim n’ont pas été vaincues mais se sont au contraire encore accentuées dans plusieurs parties du globe. La violence structurelle, exercée contre les «laissés pour compte de décisions économiques qui ne profitent qu’aux puissants» doit être rejetée et maîtrisée, soulignent les interlocuteurs réformés dan leur déclaration.

La FEPS, l’EPER et PP sont souvent confrontées à la détresse des défavorisés. Elles s’engagent pour que leur situation soit prise au sérieux et que les moyens nécessaires soient mis en action. D’innombrables propositions ont été récoltées et élaborées dans le cadre de la consultation œcuménique sur l’avenir économique et social de la Suisse, soulignent-elles.

Table ronde avec le président du WEF

A la fin de leur communiqué, les représentants des Eglises protestantes et de leurs œuvres d’entraide appellent les personnes présentes au WEF de Davos, les opposants et les communautés ecclésiales «à se préoccuper particulièrement des exclus et des perdants de la globalisation économique et à rechercher des solutions pour améliorer leurs conditions de vie». Elles se déclarent prêtes à ouvrir le dialogue, notamment lors de la table rond, organisée mercredi 24 janvier, et qui réunira des participants des pays du Nord et du Sud aux côtés du président du WEF, Klaus Schwab. (apic/com/job/mjp)

23 janvier 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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