Préoccupation face aux avortements et aux persécutions
Rome: Jean Paul II reçoit les évêques de Hongrie en visite Ad limina
Rome, 30 janvier 2001 (APIC) L’augmentation «alarmante» du nombre d’avortements, l’indifférence religieuse, et les persécutions «violentes» et «subtiles» sont quelques-uns des thèmes abordés par Jean-Paul II en recevant le 30 janvier 2001 les évêques de Hongrie, venus à Rome pour la première visite Ad Limina de l’année.
Le pape s’est dit «préoccupé» face à l’augmentation «alarmante» du nombre d’avortements en Hongrie. Pour lui, les «temps dramatiques» qui voient «se diffuser une culture de mort dans toute l’Europe» doivent conduire l’Eglise à «défendre» la vie humaine avec «clarté». Jean Paul II déplore ainsi une société laïque dans laquelle «il se fait toujours plus un grand silence sur Dieu», qui conduit à «l’actuelle indifférence religieuse». Pour y remédier, le pape demande aux évêques de favoriser l’œcuménisme pour travailler dans ce sens avec les autres Eglises présentes en Hongrie.
Ecrasement de l’homme par l’économie
Jean Paul II évoque des persécutions «subtiles» que subit l’Eglise en Hongrie depuis une dizaine d’années, notamment sous la forme de «l’écrasement» de l’homme par les intérêts économiques, qui se traduit par le non-respect du dimanche. Le pape parle de «l’étouffement» des valeurs religieuses et morales par les biens matériels, et de «choc» provoqué par l’arrivée de la société de consommation en Hongrie depuis la fin du communisme. Jean-Paul II rappelle ainsi qu’»il y a un risque réel dans le fait que la société de consommation ait créé des idoles parmi lesquelles «l’évidente idole du profit».
Comme autre défi auxquels doivent faire face les évêques de Hongrie, Jean Paul II a évoqué celui des «nouvelles technologies». Le pape les a notamment encouragés dans leur projet de création d’une radio catholique, soulignant qu’un tel projet peut devenir un moyen d’évangélisation auprès «de ceux qui sont loin de l’Eglise».
Reconstruire les écoles catholiques
Jean Paul II a également encouragé la conférence épiscopale hongroise dans son action auprès des jeunes, en particulier par la rénovation de «nombreuses» écoles catholiques et par la construction l’Université catholique. Pour le pape, ces institutions constituent une sorte de «laboratoire» dans lesquels les jeunes ont «la possibilité de se préparer à une vie chrétienne».
Jean Paul II a enfin insisté sur le rôle des évêques dans l’Eglise et la société hongroises, leur demandant d’être des «ministres des mystères de Jésus-Christ» et non pas de «simples managers».
Le pape avait déjà reçu Mgr Istvan Seregely, président de la Conférence épiscopale de Hongrie, ainsi qu’une délégation de Hongrois, le 23 septembre 2000, à l’occasion d’un concert offert par la République de Hongrie au Vatican, pour le millénaire de la fondation de l’Etat par Saint Etienne de Hongrie, couronné par le pape de l’époque, Sylvestre II. (apic/imed/bb)




