Si le Gouvernement et l’UNITA se mettent d’accord

Angola: L’Eglise est prête à jouer la médiation dans le conflit armé

Lisbonne, 9 juillet 2001 (APIC) L’Eglise se dit prête à intervenir dans la mission de médiation dans le conflit si elle est sollicitée clairement par les deux parties en conflit: le gouvernement angolais et l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA).

L’archevêque de Luanda, Mgr Damiao Franklin, a réaffirmé la position de l’Eglise dans le règlement du conflit angolais dans une interview au quotidien portugais, «Diario de Noticias». L’Eglise angolaise dénonce régulièrement la poursuite de la guerre civile dans le pays. Cette guerre qui a éclaté avant l’indépendance de l’Angola en novembre 1975, se poursuit jusqu’ici. Il y a un an, l’Eglise a organisé un congrès pour la paix. Des délégués des 22 Eglises du pays, ainsi que des hommes politiques du pouvoir et de l’opposition et des Organisations non gouvernementales y ont pris part.

Dans une récente déclaration publiée à Luanda, la Conférence épiscopale des évêques d’Angola et de Sao-Tomé et Principe a estimé que «l’unique et meilleure manière de parvenir à une réconciliation et à une paix nationales est l’enclenchement d’un dialogue honnête et authentique qui permettra d’établir l’union et la fraternité dans la famille» angolaise.

A la fin de ce mois de juillet 2001, une nouvelle session de la Conférence épiscopale aura lieu à Luanda, a d’autre part annoncé Mgr Damiao, dans une autre interview à l’agence de presse du Portugal, Lusa. Durant ces assises, le problème de la paix sera au centre des travaux. L’Eglise, selon le prélat poursuit la discussion avec les deux parties en guerre. Celle-ci a fait près d’un million de morts, tant du côté des civils que des combattants. Elle a également provoqué le déplacement d’un nombre indéterminéé de populations.

Onze mille familles dans des bidonvilles

Un grand nombre de ces populations vivent dans des conditions précaires dans les grandes villes angolaises. A Luanda, la capitale, quelque onze mille familles sont installées depuis 1981, dans des bidonvilles qu’elles refusent d’abandonner pour d’autres sites plus confortables. Ces taudis qui sont situés non loin d’un quartier résidentiel sont insalubres, non assainies, affirme la mairie de la ville. Les habitants sont exposées constamment aux conséquences des quartiers pauvres. En outre, plusieurs dizaines d’entre eux ont été tués lors d’intempéries, depuis janvier 2000. La municipalité de Luanda a aménagé à leur intention, un camp de tentes. (apic/ibc/mk/pr)

9 juillet 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!