Pour garantir un développement autonome et durable des pays du Sud, l’indépendance politique ne suffit pas: il faut également atteindre l’autosuffisance économique. C’est cette conviction qui a conduit les autorités de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse à fonder en 1961 Pain pour le Prochain, à la même époque que le partenaire catholique Action de Carême. La coopération au développement menée par les Eglises ne pouvait pas se limiter à l’aide aux projets dans le tiers monde. Il lui fallait également s’enraciner en Suisse en influençant la politique de développement et le débat public.

Au-delà de l’aide caritative

Grâce à l’initiative de Hans Ott, qui sera secrétaire général de PPP, naîtra en 1971 la Communauté de travail des œuvres d’entraide suisses regroupant Swissaid, Action de Carême, PPP, Helvetas et Caritas. Cette coalition d’ONG suisses de coopération au développement a essentiellement pour but de rendre l’action de ses membres plus efficace et milite pour contribuer à l’avènement d’un développement durable, d’un monde plus équitable, plus pacifique et plus respectueux des bases naturelles de la vie. Elle est guidée par l’espoir d’une société participative et sans exclus, offrant à tous l’égalité des chances sans détruire la nature. La Communauté de travail s’emploie à infléchir la politique de développement pratiquée en Suisse, dans le but de défendre les intérêts des populations défavorisées dans les pays pauvres. (apic/be)

10 juillet 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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