Roumanie: Un théologien orthodoxe préconise une «Journée chrétienne de la femme»
Bucarest, 24 juillet 2001 (APIC) Un théologien orthodoxe roumain a appelé les Eglises à remplacer la Journée internationale de la femme par une manifestation chrétienne pour «réaffirmer la dignité de la femme».
Le professeur Gheorghe Precupescu, théologien laïc, aimerait que soit instituée une Journée chrétienne de la femme pour «rendre hommage aux femmes chrétiennes et leur permettre de s’unir pour défendre et vivre une vie chrétienne active».
Dans une interview accordée à l’agence œcuménique ENI depuis la ville de Sibiu, le professeur Precupescu estime que «la journée de la femme célébrée aujourd’hui n’est pas une fête chrétienne». En fait, estime-t-il, que ce soit en Orient ou en Occident, «son contenu et ses objectifs sont totalement anti-chrétiens».
Selon le théologien, la Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars, est associée depuis le début au mouvement communiste et reste encore «essentiellement séculière». Cette manifestation n’a jamais été motivée par l’amour de la femme ou par une sollicitude particulière envers les femmes, mais par des considérations politiques et idéologiques, fait remarquer ce théologien, âgé de 71 ans.
Le professeur Precupescu propose enfin de créer une «Journée chrétienne de la femme», qui serait célébrée le troisième dimanche de la période de Pâques, en commémoration des femmes qui se rendirent au tombeau du Christ pour oindre son corps de myrrhe.
Le théologien, à qui ses activités religieuses ont valu sept ans dans des geôles communistes, pense que «toutes les Eglises devraient s’entendre pour faire de cette journée une manifestation essentiellement chrétienne.
Constantin Stoica, porte-parole du Synode orthodoxe de Roumanie, conteste la vision du théologien. S’il est vrai, dit-il, que le troisième dimanche de la période de Pâques serait le jour idéal pour une Journée chrétienne de la femme, il est excessif, ajoute-t-il, de prétendre que la manifestation actuelle, qui, pendant la Décennie de la femme (1976-85) de l’ONU, est devenue associée à la défense des droits de la femme aux quatre coins du monde, est teintée de communisme. (apic/eni/mk/pr)




