Il reste beaucoup à faire, constate AI
50e anniversaire de la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés
Londres 27 juillet 2001 (APIC) Amnesty International (AI) marque à sa manière le 50e anniversaire de la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés, adoptée le 28 juillet 1951. AI demande à tous les Etats de réaffirmer leur attachement à l’esprit et à la lettre de cet instrument international, et appelle les Etats du monde entier à soutenir dans l’action du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et les autres organismes internationaux qui s’emploient à protéger et à aider les réfugiés.
Alors que le nombre de personnes nécessitant une protection internationale continue d’augmenter, AI déplore que les Etats se préoccupent avant tout de tenir les réfugiés à distance de leurs frontières. Pour l’organisation de défense des droits de l’homme, seul l’engagement de l’ensemble de la communauté internationale à respecter les droits de la personne et les principes relatifs à la protection des réfugiés permettra de résoudre le problème de plus de plus en plus préoccupant des déplacements forcés de population.
Pour AI, le nombre de personnes victimes de déplacements forcés demeurera élevé dans les années à venir dans la mesure où les violations des droits de l’homme qui contraignent des individus à l’exil se poursuivent sans relâche.
Alors que le nombre de personnes nécessitant une protection internationale continue d’augmenter, les Etats se préoccupent avant tout de tenir les réfugiés à distance de leurs frontières, constate AI. Certains Etats recourent même au refoulement des personnes souvent même en contradiction avec la Convention de 1951 et le droit international général sur le non-refoulement ou non-expulsion vers un territoire où sa vie ou sa liberté serait menacée.
Mépris et cynisme
AI déplore que les «gouvernements appliquent avec un mépris de plus en plus cynique des politiques destinées à empêcher ceux qui fuient des persécutions de trouver refuge sur leur territoire national». Pour y arriver, continue AI, les autorités limitent l’accès à leur pays, appliquent de manière extrêmement restrictive les critères retenus en matière d’asile, arrêtent des demandeurs d’asile, renvoient de force des réfugiés, ou encore infligent des amendes aux compagnies aériennes et maritimes qui transportent des individus dépourvus de documents de voyage.
Selon l’organisation de défense des droit de l’homme, le nouvel arsenal de procédés destinés à barrer la route aux réfugiés prive de nombreuses personnes de la possibilité d’échapper à la torture ou à la mort qui les menace, rappelle l’organisation de défense des droits humains. «Ce sont les Etats qui ont défini les règles devant être appliquées aux réfugiés, et ils doivent les respecter. Toute tentative visant à les modifier pourrait mettre en danger des milliers de vies». (apic/com/mk/pr)




