Les gouvernements doivent dialoguer avec les opposants
Mondialisation: Le secrétaire général de la CNUCED incite au dialogue
Caux,3 août 2001 (APIC) Le secrétaire général de la Conférence des Nations Unis pour le Commerce et le développement (CNUCED), le Brésilien Rubens Ricupero, s’est prononcé en faveur du dialogue des gouvernements avec les opposants de la mondialisation.
Lors d’une conférence donnée cette semaine dans le cadre des rencontres de Caux, dans le canton de Vaud, Rubens Ricupero a estimé qu’en l’absence de dialogue, «nous allons vers une montée de la confrontation violente». Pour lui, ces mouvements expriment une crainte et une angoisse compréhensible.
Dans son exposé intitulé «Vers une mondialisation au service des hommes?», il discerne une large aspiration pour quelque chose qui dépasse l’’économie. La mort de vieilles certitudes et la crainte d’un futur inconnu sont à comparer aux changements lors de la révolution industrielle en Europe.
Ricupero a insisté sur les changements positifs que la mondialisation apporte, «personne ne peut regretter la fin de l’isolement, de 6000 ans de solitude, d’absence de communication et d’ignorance mutuelle». Au même temps il s’est opposé à l’affirmation de certains gouvernements qui prétendent que la concurrence n’a pas de limites. «voilà le danger, a dit l’économiste brésilien: «L’économie devient une valeur absolue, placée au dessus de tout autre considération».
Ce point de vu lui apparaît ridicule, comme si quelqu’un aujourd’hui essayait de justifier l’esclavage et le travail des enfants en raison d’une concurrence accrue. «Il y a des valeurs morales et humaines qui sont plus importante que les valeurs économique». Pour le conférencier, l’économie est un instrument et n’est pas une fin en soit. «Les hommes sont la valeur absolue».
Le secrétaire général a nfin souligné l’importance de l’action politique. «C’est aux gouvernements de calmer les appréhensions des citoyens. Trop souvent, ils prétendent être démunis alors que se sont leurs propres choix politique qui sont à remettre en cause et non pas des forces économiques anonymes». Combattre la pauvreté, a-t-il conclu, doit être la priorité centrale des pays et de la communauté internationale.(apic/com/sk/pr)




