Chassés de leurs terres par des compagnies étrangères
Genève: Les Mapuches dénoncent la politique chilienne de discrimination à leur encontre
Genève, 7 août 2001 (APIC) Les Mapuches dénoncent auprès des Nations Unies la politique d’intimidation et de répression du gouvernement chilien à leur égard. Cette population indienne, installée entre le Chili et l’Argentine, tente vainement de récupérer ses terres spoliées notamment par des compagnies internationales d’exploitation de bois.
Selon Nilo Cayuqueo, porte-parole de la délégation mapuche à la Commission des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, les Mapuches, la plus ancienne des populations de la région, avaient des terres fertiles. Le reboisement accompli par des compagnies internationales les a obligés à fuir leurs terres. Les Mapuches se battent en vain pour que le gouvernement chilien révise les titres d’exploitation accordés autrefois au mépris des lois par le gouvernement Pinochet.
Les Mapuches ont connu depuis l’arrivée des Espagnols une longue histoire de dépouillement de leurs biens. La dictature de Pinochet a accéléré cette tendance. Les terres des Mapuches appartiennent aujourd’hui à de grandes compagnies de bois, pour la plupart provenant des Etats-Unis, du Canada et du Japon. Du côté argentin, c’est la présence de pétrole qui attire également des compagnies étrangères.
A l’exploitation du bois et du pétrole, s’ajoute la construction de barrages. Actuellement les Pewenches, un des groupe mapuches, se mobilisent contre la construction du barrage Ralco sur le fleuve Bio-Bio, a ajouté Eva Tranamil, membre de la délégation mapuche à la Commission.
Les problèmes doivent être résolus par les Chiliens
En raison de leur établissement à cheval entre le Chili et l’Argentine, les Mapuches doivent demander périodiquement de nouvelles autorisations pour passer la frontière. Ce qui constitue à leurs yeux, une grande discrimination et une injustice, a ajouté leur représentant Cayuqueo. «Nous avons proposé la visite d’observateurs internationaux mais le gouvernement s’oppose en affirmant que les problèmes du Chili doivent être résolus par les Chiliens», a-t-il poursuivi.
La délégation a dénoncé l’inégalité des chances dans l’éducation, les Mapuches n’ayant aucune possibilité d’accéder à l’université. L’enseignement est seulement élémentaire pour les enfants et les adolescents, et uniquement en espagnol. La langue Mapudugun est ignorée par les autorités.
Fribourg: Le «chasseur de porno» Eugen Thomen recourt auprès du tribunal
Sa plainte contre un sex-shop a été déclarée irrecevable
Fribourg, 7 août 2001 (APIC) «Le chasseur de porno» schaffousois Eugen Thomen, qui avait déposé plainte contre un sex-shop de Granges-Paccot près de Fribourg pour atteinte à la liberté religieuse, s’est heurté à une non entrée en matière du juge d’instruction. Il recourt maintenant contre cette décision auprès du tribunal cantonal.
Dans sa plainte contre le sex-shop «Beate Uhse», Eugen Thomen dénonce la vente de «vidéos démoniaques» représentant entre autres «des nonnes et des prêtres s’adonnant à des activités sexuelles en groupe». Il estime qu’un tel produit «tourne en dérision» la foi chrétienne et ses représentants et «constitue une perversion».
Dans une lettre diffusée auprès des médias, Eugen Thomen affirme que le juge d’instruction du canton de Fribourg s’est prononcé le 30 juillet par une non-entrée en matière sur la plainte déposée par le groupe «Jugend, Familie und Staat». Ce dernier a estimé après un visionnement de la vidéo controversée effectuée sur place le 10 juillet que le magasin «Beate Uhse» attentait à la liberté de croyance et de culte.
A coups de marteau contre des photos
Le schaffousois Eugen Thomen combat depuis plusieurs années les atteintes de la pornographie contre des sujets religieux. Il y a un peu plus d’une année, il s’en était pris à une exposition de photos d’Elisabeth Ohlsen intitulée «Ecce homo», qui représentait un Christ homosexuel. Il avait endommagé deux images à coups de marteau. Le procureur de la ville de Zurich avait demandé 14 jours d’emprisonnement et une amende contre Eugen Thomen. Le jugement n’a pas encore été prononcé. (apic/job/bb)




