Rester à Saint-Paul pour éviter la dispersion et maintenir l’attention du public
Encadré
Le 20 juillet dernier, l’évêque «démissionné» d’Evreux, Mgr Jacques Gaillot, qui milite depuis six ans aux côtés des sans-papiers parisiens, a rappelé l’importance de rester grouper et la dimension symbolique des lieux de lutte. L’»évêque des sans-papiers» a déclaré ne pas connaître de sans-papiers ayant occupé un lieu qui aient décidé de le quitter, pour maintenir cohésion et solidarité.
D’autre part, l’évacuation brutale d’un lieu de culte, l’église de Saint-Bernard, le vendredi 23 août 1996, avait gravement porté atteinte à l’image du gouvernement Juppé. Sous les projecteurs des caméras de télévision, plus d’un millier de policiers enfoncent alors à la hache les portes de l’église pour faire sortir les 300 occupants africains et les nombreuses personnes qui se trouvaient avec eux. Sandra Modica, l’une des responsables du mouvement, reconnaît d’ailleurs que le transfert des sans-papiers dans l’église elle-même – «un lieu sacré que nous voulons respecter!» – leur offre davantage de protection face une éventuelle intervention de la police. (apic/be)




