Quasiment un racisme à l’envers
Zimbabwe: Le secrétaire général du COE dénonce la violence contre les fermiers blancs
Durban/Rome, 2 septembre 2001 (APIC) Le secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE) a dénoncé la violence visant les fermiers blancs de nationalité zimbabwéenne, la qualifiant quasiment de «racisme à l’envers». Il a estimé qu’en raison de l’arrière-fond politique des troubles au Zimbabwe, la situation était pourtant difficile à appréhender à partir du concept de racisme.
Interviewé dimanche sur les ondes de Radio Vatican à l’occasion de la conférence des Nations Unies contre le racisme à Durban, le pasteur Konrad Raiser a rappelé que «le racisme blanc classique» n’a pas disparu en Europe et qu’il est encore douloureusement présent, notamment sous forme de xénophobie.
En visite pastorale en Afrique australe la semaine dernière, le pasteur Konrad Raiser n’avait pas été reçu par le chef de l’Etat zimbabwéen Robert Mugabe, comme il l’avait été partout ailleurs dans la région. De passage à Harare, la capitale, il avait souligné que le recours à la violence ne pouvait en aucun cas assurer l’avenir d’un pays.
Pour sa part, le Conseil des Eglises chrétiennes du Zimbabwe a récemment critiqué violemment le régime du président Mugabe, le qualifiant de «monstre» de la violence politique qui ravage le pays. Les Eglises ont dénoncé le fait que les anciens combattants de la guerre contre le régime blanc d’apartheid ont reçu pratiquement carte blanche pour «résoudre» les problèmes par la violence et qu’ils se croient intouchables. Depuis le début des troubles pour la réforme agraire – les fermiers blancs, une petite minorité de la population, continuent à contrôler une grande partie des terres cultivées du Zimbabwe – une soixantaine de personnes ont déjà trouvé la mort. (apic/cic/be)




