Pour l’épiscopat, la législation a été respectée

Espagne: Deux professeurs de religion écartés

Madrid, 7 septembre 2001 (APIC) Suite aux remous suscités dans l’Eglise d’Espagne par le refus des évêques d’Almeria et des Canaries de renouveler le contrat de deux professeurs de religion, la Commission épiscopale de l’Enseignement et de la Catéchèse (CEEC) a été amenée à prendre position. A ses yeux, les deux évêques ont pris leur décision en toute légalité.

«Les évêques d’Almeria et de Canaries, dans l’exercice de la responsabilité qui est la leur, ont procédé avec un respect total et scrupuleux de la loi», estime la Commission épiscopale dans une déclaration, dans laquelle elle motive son refus de ne pas renouveler le contrat de deux femmes professeurs de religion, «certaines circonstances qui accréditaient le caractère idoine de ces personnes ayant changé». Ces circonstances concernent la vie affective des deux femmes.

A leurs cas est venu s’ajouter celui d’une femme du diocèse de Malaga, qui a affirmé que son contrat n’a pas été renouvelé parce qu’elle n’assiste pas à la messe et parce quelle a «l’habitude d’aller prendre un verre» avec ses amis et ses amies après la classe.

La CEEC rappelle que «la nature propre de l’enseignement de la religion exige que le témoignage personnel du professeur soit en conformité avec ce qu’il enseigne». Lorsque les professeurs de religion signent leur contrat de travail, ils savent qu’ils s’engagent à donner «un enseignement en conformité avec la doctrine et la morale de l’Eglise catholique», ainsi qu’à «garder un comportement personnel qui soit en accord» avec celles-ci, ce qu’ils «approuvent librement» par leur signature.

«Aucun licenciement ni aucune atteinte au statut des travailleurs ne s’est produit», estime encore la CEEC, d’autant plus que, selon la législation espagnole, le contrat de travail, concernant les professeurs de religion, «se limite exclusivement à la durée de chaque cours scolaire»; donc, «la relation s’éteint automatiquement au moment où prend fin l’année scolaire pour laquelle on a procédé à la nomination».

Les évêques de la Commission épiscopale de l’Enseignement et de la Catéchèse se disent étonnés des commentaires suscités par les décisions adoptées par les évêques d’Almeria et de Canaries. Ils sont persuadés que, «dans certains cas, ces commentaires donnent l’impression que l’on veut tenter une campagne publique contre l’Eglise catholique en Espagne».

De son coté, le cardinal Antonio Maria Rouco Varela, archevêque de Madrid et président de la Conférence épiscopale Espagnole, n’exclut pas qu’il y ait derrière ce débat «des groupes et des personnes qui souhaitent que, finalement, le cours de religion disparaisse de l’école publique». Et il met en garde: «Cela entraînerait une sérieuse régression, avec de graves conséquences». (apic/cip/jc/pr)

7 septembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!