Le couvent Santa Maria del Bigorio a joué les précurseurs

Encadré II

A Bigorio, les Frères capucins ont joué les précurseurs: «Le concile Vatican II a édicté des règles moins dures, les couvents n’étaient plus hermétiquement fermés. Les frères ont été visionnaires» souligne Ruckert Wolf, collaborateur administratif du couvent. Dès 1966, les portes de la maison construite en 1535 par l’ordre des capucins ont accueilli des laïcs, pour des retraites spirituelles et des conférences philosophiques. Mais également des séminaires, envers lesquels le couvent, dirigé depuis 34 ans par Fra Roberto Pasotti, se montre très sélectif. «Nous cherchons à rester dans le domaine du social et de la formation humaine», précise Ruckert Wolf.

C’est ainsi que, la semaine dernière, les responsables de la santé, des urgences et de la protection civile étaient réunis à Bigorio. «Nous avons aménagé certaines choses, comme des salles de conférences et des sanitaires. Mais nos architectes ont travaillé dans l’esprit conventuel et la philosophie des franciscains», explique l’administrateur qui met en avant la spiritualité des lieux fondés par des moines au XVIe siècle, mais également la beauté, la tranquillité et le silence.

Ni musée, ni hôtel luxueux, le couvent transformé a ouvert les cellules des moines aux congressistes: «Elles offrent le nécessaire, un lit, une table et une chaise. Pas de télévision, ni d’ordinateur, mais quand vous ouvrez la fenêtre, vous avez une magnifique vue sur le golf d’Agno, vous êtes au paradis», note Ruckert Wolf.

Aura de respect

Actuellement Bigorio ne compte plus que deux Frères: Fra Roberto, qui dirige le couvent, et Fra Vincenzo, aumônier de la prison de la Stampa. (apic/cd/pr)

9 septembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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