Ouverture, le 30 septembre, du Synode ordinaire en présence de 300 évêques

APIC Dossier

Enjeux importants pour l’avenir des diocèses

Rome, 28 septembre 2001 (APIC) Le pape Jean Paul II réunira en Synode ordinaire quelque 300 évêques, patriarches et > du monde entier, du 30 septembre au 27 octobre prochain, pour débattre sur >, le prochain Synode fournira aux participants l’occasion d’appliquer pleinement ces principes par des rencontres personnelles. La nouvelle vision de l’évêque qui devrait être présentée abordera ainsi le thème de la proximité du pasteur avec le pape, les autres évêques et ses fidèles.

>. >, précise-t-il.

A propos du rôle des Conférences épiscopales

D’autre part, la société moderne ayant uniformisé les modes de vie, les évêques ont naturellement cherché, ces dernières années, à se rassembler pour prendre des décisions ensemble, chacun gardant toutefois sa pleine liberté d’exercice quant à l’application de tel ou tel décret. >.

Quels liens ?

Cette affirmation ouvre toutefois à d’autres questions : faut-il renforcer les liens entre Rome et l’évêque ou bien entre la Conférence épiscopale et l’évêque ? Ou doit-on au contraire considérer l’évêque comme `seul maître à bord’ et libre de régler ses problèmes seuls ? , précise-t-il.

Le prochain synode devrait enfin aborder la question du fonctionnement même de cette institution. Lors du consistoire qui avait réuni les cardinaux du monde entier en mai 2001 au Vatican, des propositions de rénovations des synodes avaient déjà été faites. Même si leur fonctionnement est souvent critiqué, en particulier à cause des limites en raison du nombre important de participants et au temps restreint, beaucoup y voient un outil favorable à l’exercice de la collégialité entre évêques, et veulent le maintenir moyennant quelques modifications.

Collégialité

Pour le cardinal belge Jan Peter Schotte, secrétaire général du Synode des évêques, interrogé à l’occasion de la présentation de . Selon lui, cette formule serait suffisante comme moyen de consultation pour le pape, à condition de ne pas tomber dans un système trop académique. >, a-t-il précisé, rappelant que >.

L’éventualité d’une réforme de l’institution synodale sera également à l’ordre du jour du synode parallèle organisé à Rome au même moment que le synode des évêques par les mouvements > demandent la remise en question de plusieurs points majeurs de l’Eglise catholique, tel que la primauté du pape ou encore une réforme de la théologie pour qu’elle soit acceptable par les Eglises protestantes et orthodoxes.

Même si les synodes n’ont qu’un but consultatif et non pas délibératif, on affirme au Vatican que les questions posées lors des débats permettront aux évêques de prendre conscience de l’évolution de leur rôle dans la société actuelle et débattre à leur tour sur place à la manière d’améliorer leur service auprès des fidèles. Le > sera un des grands enjeux sur lequel les organisateurs devraient ainsi insister. (apic/imed/pr)

28 septembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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Coire: Mgr Grab sera officiellement installé dimanche à la tête du diocèse de Coire

APIC – Dossier

Une page nouvelle s’ouvre pour les catholiques de Suisse

Par Pierre Rottet, de l’Agence APIC

Coire, 19 août 1998 (APIC) Mgr Amédée Grab, nouvel évêque du diocèse de Coire, sera officiellement installé dimanche 23 août à 15 heures en la cathédrale de Coire. Dix ans après l’ordination épiscopale de son prédécesseur, Mgr Wolfgang Haas, déplacé en décembre dernier au Liechtenchtein, une nouvelle page s’ouvre pour les catholiques de ce diocèse bien trop souvent à la une de l’actualité en Suisse et à l’étranger ces dernières années. Affaire Haas oblige. Avec le nouvel évêque, une ère nouvelle de dialogue s’ouvre, se réjouit-on un peu partout dans le diocèse et en Suisse.

La nouvelle page du diocèse se tournera d’autant plus que Mgr Haas, resté administrateur apostolique de Coire après son installation à Vaduz, aura cessé dès dimanche d’exercer toute fonction dans ce diocèse regroupant 7 cantons: Grisons, Glaris, Zurich, Uri, Schwytz, Obwald, Nidwald. La principauté du Liechtenstein, partie intégrante du diocèse avant le déplacement de Mgr Haas, étant devenu un archidiocèse.

Dès ce même dimanche aussi, Mgr Grab cesse d’être ordinaire du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. En attendant la nomination du nouvel évêque, la vacance du pouvoir sera comblée par un administrateur nommé par le Collège des consulteurs (1 prêtre par canton + un représentant de la partie alémanique), eux-mêmes issus du Conseil presbytéral. Dans les jours qui suivent la vacance du pouvoir, l’aîné des évêques auxiliaires (Mgr Pierre Bürcher) a l’obligation de convoquer ce Collège des consulteurs. Cet administrateur apostolique – aux pouvoirs limités – fonctionnera jusqu’à la nomination du nouvel évêque.

Bulle de nomination

Devant un parterre garni de tous les évêques suisses et des diocèses voisins (Feldkirch en Autriche, Come et Bolzano-Bressanone en Italie, de prêtres et de représentants des sept cantons diocésains, notamment, soit près de 300 invités sur les quelque 500 places que peut contenir la cathédrale, lecture sera donnée de la Bulle de nomination de Mgr Amédée Grab comme nouvel évêque de Coire. Comme toujours en pareille occasion, la lettre apostolique sera rédigée en latin. Le pape employant solennellement le «nous» de majesté, tout en utilisant le «tu» affectueux avec son frère en épiscopat.

Moins de trois ans après son arrivée sur le siège épiscopal de Lausanne, Genève et Fribourg, où il avait succédé à Mgr Pierre Mamie le 9 novembre 1995, Mgr Grab quitte la Rue de Lausanne, à Fribourg, avec un espoir chevillé au cœur. Celui qu’après des années de tensions, «le diocèse de Coire puisse retrouver un temps de convivialité pacifique et de reconstruction». Avec une superficie de 12’267 km2, le diocèse de Coire compte aujourd’hui près de 1,6 million d’habitants pour quelque 660’000 catholiques.

Synonyme d’espoir et de dialogue

Sa désignation pour succéder à Mgr Haas, contre lequel s’amplifiaient au fil des années grognes, contestations et déceptions, a très vite suscité une vague de satisfactions, exprimées par une majorité de fidèles. Et notamment à Zurich, où l’on attendait avec une attention spéciale le nom du futur évêque de Coire, sitôt le déplacement de Mgr Haas connu. Le ton avait été très vite donné. «Je suis très heureux de l’élection de Mgr Grab, c’est le bon choix pour Coire. C’est une personne intelligente, un homme de consensus et de dialogue, qui devrait pourvoir pacifier ce diocèse déchiré», commentait alors le chanoine Franz Stampfli, à Zurich.

Un avis généralement partagé par l’ensemble des milieux de l’Eglise catholique qui est en Suisse. Du côté de Zurich encore, on relevait, dès la ratification par le pape du choix du chapitre cathédral du diocèse de Coire, que l’arrivée de Mgr Grab, âgé de 68 ans, représente une solution transitoire: «Son épiscopat à Coire ne durera pas 20 ans. Mais suffisamment longtemps pour mettre en œuvre une politique de réconciliation entre partisans et adversaires de Mgr Haas, qui prendra des mois, sinon des années».

Homme de dialogue, d’expérience et de consensus, très tôt Mgr Grab a su convaincre par son style. Dès son arrivée à Genève déjà, le 3 février 1987, en qualité d’évêque auxiliaire du diocèse de LGF, Mgr Grab était parvenu très vite à calmer les réticences des milieux protestants hostiles à l’idée de la présence d’un évêque dans la cité de Calvin. Son arrivée à Fribourg, 8 ans plus tard, en novembre 1995, précédée d’une très large consultation auprès d’un millier de personnes, avait elle aussi été saluée très positivement par l’ensemble de la population catholique. Il s’était du reste inscrit bien vite dans la continuité de Mgr Pierre Mamie, ne manquant jamais de prendre le temps de consulter les diverses instances diocésaines ou cantonales. C’est ainsi qu’il a initié cette année l’Assemblée diocésaine 2000 (AD 2000) à travers laquelle des délégués des cantons du diocèse ont l’occasion d’exprimer leur espérance et leur souci face à l’Eglise à la veille de l’an 2000.

Un tournant dans l’affaire Haas

Membre de la Conférence des évêques suisses depuis 1987, Mgr Grab en assume la présidence depuis 1998. Au sein de cet organe dont il est le plus ancien membre avec Mgr Henri Salina, évêque Abbé de St-Maurice, Mgr Grab a aussi été amené à faire valoir ses dons de polyglotte et de diplomate. Notamment au plus fort de «l’affaire Haas» lorsque la Conférence des évêques suisses a réclamé des «changements de personnes» à la tête du diocèse de Coire en décembre 1996.

Un changement de personne qui est intervenu moins d’un an après, puisque l’évêque contesté de Coire annonçait en décembre 1997 sa «promotion», nommé qu’il était par le pape Jean Paul II archevêque de Vaduz, au Liechtenstein, un archevêché de quelque 22’000 catholiques sur une population totale de près de 31’000 personnes. Une nomination qui avait surpris et irrité la principauté du Liechtenstein, et nombre de fidèles. Et jusqu’à ses partisans pour son maintien à la tête du diocèse de Coire, comme le mouvement catholique «Pro Ecclesia», mais pour des raisons opposées.

Le jour de son installation à Vaduz, le 21 décembre 1997, plus de 1’500 catholiques du Liechtenstein avaient manifesté leur désaccord avec la décision du Vatican, «imposée» et jugée «unilatérale». Rien à voir pourtant avec ce qui s’était passé il y a dix ans lors de son ordination épiscopale, jour qui avait vu Mgr Haas entrer dans la cathédrale de Coire par une porte dérobée, pour se soustraire au «tapis humain» formé par une foule de jeunes étudiants en théologie, des prêtres et des laïcs. Tous étaient couchés devant la porte principale de la cathédrale.

Un successeur avant la fin de l’année? Procédure en cours

Avec la nomination de Mgr Grab à Coire s’ouvrait à nouveau la procédure pour désigner son remplacement à la tête du diocèse de LGF. Une procédure habituelle, prévue par le droit canon. Le diocèse n’a pas de concordat avec le Vatican. Aux yeux d’Yvan Stern, attaché de presse auprès de l’évêché, la consultation devrait néanmoins être reprise, au moins en partie, car on ne va pas seulement prendre le premier ou le second des viennent-ensuite lors de la procédure suivie pour la nomination de Mgr Grab, il y a trois ans. «Les anciennes listes de candidatures ne sont pas forcément valables car des candidats qui n’auraient pas été approuvés par Rome lors d’une procédure précédente ne seront pas repris.»

«Cette nouvelle nomination, relevait pour sa part Jacques Richoz, vicaire général du diocèse, se fera selon les normes du droit canon qui prévoit que le Pontife Suprême nomme librement les évêques». La consultation effectuée par le nonce apostolique en Suisse se fait simplement à bien plaire. Elle lui permet d’établir une liste de candidats et de l’envoyer à Rome.

Quant aux noms d’éventuels candidats à l’épiscopat, personne ne veut s’avancer pour l’instant. A noter que si les deux évêques auxiliaires, Mgr Pierre Bürcher à Lausanne, et Mgr Pierre Farine à Genève, peuvent évidemment accéder au siège de LGF, ils ne disposent d’aucun droit de succession privilégié. (apic/pr)

20 août 1998 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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