Des voix réclament sa médiation: référendum organisé

Angola: L’Eglise, dernier espoir pour résoudre la longue et éprouvante guerre civile

Le référendum informel concerne toute la population angolaise. Il devrait permettre aux angolais des deux sexes d’exprimer leur préférence à propos de la poursuite ou non de la guerre dans leur pays. Ils pourront s’exprimer par bulletin unique. Les résultats du vote populaire seront transmis aux acteurs du conflit, le gouvernement et l’UNITA. >,a souligné Mgr Zacarias Kamwenho, le président du Mouvement Catholique pour la Paix (MCP). C’est elle qui organise le référendum et la campagne nationale pour la paix.

Sollicitée de toute part pour intervenir dans l’interminable guerre civile qui ravage l’Angola depuis plus de 40 ans, l’Eglise catholique angolaise s’est déclarée prête à une médiation entre le gouvernement et la rébellion de l’UNITA (Union Nationale pour l’Indépendance Totale de l’Angola).

L’ONU, les responsables de partis politiques, les Organisations Non Gouvernementales, associations de la société civile, appellent en effet l’Eglise à la rescousse.

Respectée par toutes les parties en conflit, les organisations internationales et humanitaires, ainsi que par les populations, l’Eglise angolaise est seule à pouvoir aider à la recherche de solution à la guerre civile, relève la société civile. Les partis politiques ayant échoué, elle est bien respectée à cause de sa neutralité et de sa présence auprès des populations.

Selon le directeur de la radio catholique Ecclesia, le père José Paolo, l’Eglise peut intervenir dans le règlement de la crise plus librement car aucune des deux parties – le gouvernement et les rebelles – n’ose l’attaquer.

Les angolais, indiquent des témoignages, ne font plus confiance aux politiciens. Leur seul espoir est maintenant l’Eglise qu’ils ont appelé à faire quelque chose. Elle peut rassembler les combattants, conseiller les responsables du conflit et susciter une mobilisation national en faveur de la paix.

En août dernier, les évêques angolais avaient lancé un appel au gouvernement et à l’UNITA pour un cessez-le-feu pour faciliter l’ouverture d’un dialogue.

L’église est la mieux placée pour une >, les nombreuses missions internationales ayant échoué dans leurs démarches, a souligné le chef du Parti Démocratique pour l’Alliance Nationale (PDP-ANA), Victor Nfulumpinga Nlandu. Dans un entretien avec l’AFP, il avait récemment souhaité que l’Eglise tente l’expérience de cette médiation nationale.

30 septembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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