Les évêques doivent dialoguer

Rome: Quatrième congrégation générale

Rome, 3 octobre 2001 APIC) Les interventions faites dans l’après-midi du 2 octobre par 18 membres du Synode des évêques, ont abordé pour la plupart le thème du dialogue. Un dialogue nécessaire, ont-ils rappelé, à la fois à l’extérieur de l’Eglise, mais aussi à l’intérieur. 234 évêques étaient présents à la quatrième congrégation générale du synode qui se tient à Rome tout le mois d’octobre.

«Dans le monde d’aujourd’hui, l’évêque n’a pas le choix: il doit promouvoir, encourager et guider la réflexion théologique autour du dialogue», a affirmé le cardinal nigérian Francis Arinze, chargé précisément au Vatican du dialogue avec les autres religions. Il a toutefois mis en garde contre «différents degrés de crédibilité» dans les institutions avec qui entrer en dialogue.

«L’évêque devra user de beaucoup de prudence», a-t-il déclaré, citant notamment les «dangers de syncrétisme et de relativisme».

Pour le cardinal Claudio Hummes, archevêque de Sao Paolo au Brésil, «le dialogue oecuménique et interreligieux est également indispensable dans la mission de l’évêque, surtout en ces temps de conflits et d’appréhensions générales, après l’attentat terroriste du 11 septembre aux Etats-Unis». «On ne peut d’autant moins renoncer à ce dialogue lorsque l’on constate la diversité des religions», a-t-il ajouté.

Le cardinal Julius Riyadi Darmaatmadja, archevêque de Djakarta en Indonésie, a lui aussi souligné l’importance du dialogue interreligieux dans des pays où les religions «sont menacées par le régime politique» et où elles «rencontrent le syncrétisme». Pour le cardinal, l’évêque doit en particulier jouer un rôle nécessaire dans la communion et la formation.

Soulignant enfin la multiplication des grandes villes ces dernières décennies, le cardinal Norberto Rivera Carrera, archevêque de Mexico au Mexique, a mis l’accent sur un dialogue interne à chaque diocèse. «Pour favoriser la communion, la décentralisation et l’efficacité missionnaire, il semble que la meilleure chose à faire n’est pas de diviser, mais d’installer un évêque diocésain aidé de plusieurs évêques auxiliaires, responsables des territoires qui leurs sont donnés, et avec une distribution bien définie des fonctions comme vicaires généraux, vicaires épiscopaux et membre du Conseil épiscopal». «Il faut toutefois toujours garder en vue que l’évêque diocésain est le centre de la communion et conserver un dialogue entre les différentes parties», a-t-il déclaré.

’Circoli minores’

La journée du mercredi était par ailleurs consacrée aux ’Circoli minores’. Ces carrefours linguistiques ­ 3 français, 2 italiens, 3 anglais, 1 allemand et 3 espagnols ­ ont permis aux Pères synodaux de débattre en petits groupes sur les thèmes abordés durant les congrégations générales. /apic/imed/pr)

Encadré 1

Les deux interventions qui ont fait rire les participants:

Mgr Vincent Logan, évêque de Kukeld en Ecosse, a demandé aux membres du Synode de réfléchir sur l’âge de la retraite des évêques. «On devrait pouvoir se retirer plus tôt que la norme des 75 ans. Par exemple, après avoir accompli 25 ans d’épiscopat», a-t-il déclaré faisant apparaître quelques rires dans la salle.

Cette demande a été renouvelée par Mgr Stephen Joseph Reichert, président de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée. «L’âge canonique pour que les évêques présentent la renonciation à leur charge devrait être examinée attentivement», a-t-il affirmé. Le prélat a particulièrement insisté pour que cette limite d’âge soit diminuée, «surtout dans les pays où la durée moyenne de vie est beaucoup plus brève que dans les pays industrialisés». Il a précisé en effet que l’âge moyen de durée de vie dans son pays est de 61 ans. (apic/imed/pr)

3 octobre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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