Les femmes réclament la place qui leur est due dans l’Eglise

Rome: Première intervention des auditeurs au cours du Synode des évêques

Rome, 7 octobre 2001 (APIC) Les femmes présentes à l’assemblée spéciale du Synode qui se tient depuis une semaine au Vatican réclament la place qui leur est due dans l’Eglise. Alors qu’a eu lieu la première intervention des auditeurs lors du Synode, 5 femmes sont intervenues samedi, dont deux sur le rôle de la femme dans l’Eglise.

Pour sœur Mary Sujita Kallupurakkathu, supérieure générale des Sœurs de notre Seigneur, «les religieuses doivent être considérées et acceptées comme quelque chose de plus que la force de travail de l’Eglise. Reconnaissez et promouvez le visage féminin de la communion, de la collégialité et du dialogue», a demandé la religieuse indienne.

Les femmes doivent avoir du pouvoir dans l’Eglise

«La formation des prêtres, a ajouté sœur Mary Sujita Kallupurakkathu, doit prendre en considération le problème de la promotion des rapports collégiaux avec les femmes dans l’Eglise. Là où il y a la domination et le pouvoir aucun type de communion n’est possible. Quelles nouvelles structures avons nous le souhait de créer pour garantir que les femmes aient du pouvoir dans l’Eglise ?», s’est enfin interrogée la religieuse indienne, responsable de 292 maison dans le monde et de 2618 sœurs.

Les femmes ne réclament pas le sacerdoce

«Nous les femmes, a affirmé pour sa part Maria Christina Noronha De Sa’ responsable de la pastorale des jeunes de l’archidiocèse de Rio de Janeiro, nous ne voulons pas le sacerdoce et nous ne souhaitons pas un conflit de pouvoir. Nous voulons seulement offrir notre sensibilité et vivre l’aventure de la communion».

La Malaysienne Theresa Ee-Chooi, membre du Conseil pontifical pour les laïcs a, quant à elle, insisté sur l’autorité qui a pour objectif «d’activer le potentiel de ceux qui peuvent servir. L’autorité dans l’Eglise n’est pas là pour prendre le pouvoir mais plutôt pour le donner», a-t-elle ainsi affirmé. L’ex-présidente de l’Union catholique internationale de la presse (UCIP) a précisé qu’il y a chez les laïcs «un grand réservoir de talents et de capacités qui n’attendent que d’être appelés au service de l’Eglise».

Pour une lecture authentiquement chrétienne des Ecritures

Pour Soeur Rita Burley, présidente de l’Union internationale des supérieurs générales, un des devoirs de l’évêque consiste à prendre soin des Instituts féminins de droit diocésain. Pour elle, «la profusion des instituts féminins devraient inciter l’évêque à réfléchir et à restructurer avant d’approuver de nouveaux statuts».

Anne-Marie Pelletier, professeur à l’Ecole cathédrale de Paris, est enfin intervenue sur la parole de Dieu en invitant les évêques à «favoriser la formation d’exégètes solides. En effet, un nombre croissant de chrétiens n’ont pas les moyens d’une lecture authentiquement chrétienne de l’Ecriture. Certains, a-t-elle ajouté, lisent le texte selon une problématique exclusivement critique et ne parviennent plus à le connaître comme parole de Dieu. D’autres s’en tiennent à une lecture affective et projective qui appauvrit dangereusement le message biblique». (apic/imedia/be)

7 octobre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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