Hommage du Père Kolvenbach, Supérieur général des jésuites
Mexique : Assassinat d’une avocate des droits de l’homme
Mexico, 30 octobre 2001 (APIC) Le Père Peter Hans Kolvenbach, Supérieur général de la Compagnie de Jésus, a envoyé un message de condoléances aux jésuites du Mexique après l’assassinat de Digna Ochoa, une avocate de 37 ans qui travaillait pour un bureau de défense des droits ouvert par la Compagnie de Jésus à Mexico.
Digna Ochoa était au service de Centre pour les droits humains » Miguel Augustin Pro Juarez » des jésuites. Elle a été assassinée le 18 octobre, après avoir subi deux séquestrations en 1999, restées impunies. «Tout ce qu’elle a fait pour les frères les plus démunis, le Seigneur considère qu’elle l’a fait à lui-même, écrit dans son message le supérieur général des jésuites, et il saura la récompenser pleinement pour son dévouement constant qui est allé jusqu’au don de sa vie.»
Après les séquestrations de 1999, la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme avait adopté une résolution demandant au gouvernement mexicain de protéger Digna Ochoa, ainsi que d’autres défenseurs des droits de l’homme. En réponse à son assassinat et aux menaces réitérées, le provincial des jésuites mexicains a exigé publiquement «toutes les garanties afin que tous ceux qui défendent les droits de l’homme au Mexique puissent accomplir leur travail conformément à ce qui a été établi par les accords internationaux signés par le gouvernement mexicain «.
«Assassinat annoncé»
Le sous-commandant Marcos, leader de la guérilla zapatiste du Chiapas, a rompu un silence de sept mois pour condamner l’assassinat. Dans un message adressé aux parents de l’avocat et au centre » Pro-Dh » des jésuites, Marcos parle d’un » assassinat annoncé «, favorisé part une sous-évaluation irresponsable des menaces dont elle avait été l’objet.
Durant la messe de suffrage de Digna Ochoa, Edgar Cortez, jésuite, directeur du Centre » Pro-Dh «, a dit voir dans son homicide » un signal inquiétant «, vu l’impunité qui continue à miner la justice au Mexique, malgré les promesses de réforme de l’administration Fox. La mort de Digna Ochoa est » un rude coup pour la crédibilité de l’administration du président Vicente Fox, qui avait annoncé le jour de son élection une «ère nouvelle» pour les droits humains «. (apic/cip/mk)




