Les plus vulnérables sont les femmes.

Bruxelles: Caritas Europe, les migrations et le trafic des êtres humains

Bruxelles, 8 novembre 2001 (APIC)Caritas Europe, l’organisation faîtière qui coordonne depuis Bruxelles les intérêts sociaux et humanitaires des 48 Caritas présentes dans 44 pays du continent, a choisi de consacrer un deuxième forum au problème des migrations et particulière au trafic des êtres humains qui y est lié. Ce forum rassemble à Prague du 8 au 11 novembre près d’une centaine d’experts de ces questions, tant des responsables de Caritas que des experts d’organisations partenaires, gouvernementales et non gouvernementales.

Un demi-million de personnes traversent chaque année les frontières d’un pays d’Europe pour passer à l’Ouest, rappelle Caritas-Europe. Or, sur ce demi-million, assure l’Organisation Internationale des Migrations, la majorité des émigrés sont clandestins et le plus souvent livrés à un trafic d’êtres humains qui les dépasse. Bruxelles: Caritas Europe, les migrations et le trafic des êtres humains

Un des grands défis que pose la lutte contre pareil trafic est qu’il est très difficile pour les victimes de sortir du circuit de l’exploitation. Les migrants qui pensent fuir une situation intenable dans leur pays d’origine, notamment une situation de persécution, se retrouvent coincés malgré eux dans un circuit d’exploitation. Ils y sont exposés à toutes sortes de dangers, puisque les procédures actuelles pour lutter contre les migrations clandestines (dont les sanctions contre les transporteurs et le contrôle des frontières) se révèlent inefficaces ou inadéquates, constate Caritas-Europe.

Forum sur trafic humain à Prague

Caritas Europe a donc organisé à ce propos un deuxième forum pour examiner et pour mettre en évidence les causes et les conséquences de l’exploitation des personnes qui émigrent et pour renforcent la collaboration dans la résistance aux pratiques abusives dont sont victimes chaque année des dizaines de milliers de personnes.

Du 8 au 11 novembre à Prague, les échanges porteront sur trois aspects. Le premier sera le trafic dans femmes, l’aide aux victimes et les mesures de prévention que ce trafic nécessite. Le regard s’élargira ensuite sur le trafic des réfugiés et sur les défauts de protection constatés dans les Services officiels de l’immigration. Enfin, les participants discuteront des possibilités éventuelles d’ouvrir des filières légales d’immigration en vue de contrecarrer les filières d’exploitation des êtres humains.

Le résultat de ces discussions devrait contribuer à raffermir les collaborations sur des programmes de lutte contre le trafic d’être humains mais aussi favoriser une meilleure prise de conscience de ces problèmes dans les divers pays d’Europe.

Grâce à la présence de ses nombreux acteurs locaux sur le terrain, Caritas Europe apparaît aujourd’hui comme une des organisations les mieux équipées pour suivre de près une politique de l’immigration. L’organisation catholique n’est pas seulement présente dans tous les pays européens. Elle a la chance de faire partie d’un réseau mondial tissé par Caritas Internationalis à travers 198 pays. Ce qui permet de s’intéresser à de multiples aspects des migrations : depuis les personnes déplacées jusqu’aux réfugiés, depuis les migrants jusqu’aux demandeurs d’asile. (apic/cip/mk)

8 novembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!