Encadré

«La santé de la reproduction des réfugiés»

Signé le 14 septembre dernier par les Conseils pontificaux pour la pastorale de la santé, pour la pastorale pour les migrants et les itinérants et pour la famille, le document sur «la santé de la reproduction des réfugiés» sera envoyé ces jours-ci aux Conférences épiscopales du monde entier.

«Il s’adresse plus particulièrement aux évêques et aux responsables des agences catholiques qui travaillent au sein de l’ONU», a précisé à I.Media, le 8 novembre 2001, le Père Michael Blume, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale pour les migrants. «La présence de ces nombreuses organisations qui travaillent en lien avec les Nations-Unies a nécessité la rédaction d’une synthèse détaillée de la position du Saint-Siège dans le domaine de la santé. Nous voulons ainsi proposer à tous ceux qui sont engagés auprès des réfugiés, une réflexion approfondie sur des problématiques telles que l’avortement, le SIDA, ou la stérilisation», a-t-il expliqué. «Même s’il est vrai que le Saint-Siège rappelle souvent sa position, je crois qu’elle n’est pas toujours évidente pour ceux qui sont sur le terrain et qui doivent prendre les décisions», a précisé le Père Blume.

Pour sa part, Mgr Jean-Marie Mpendawatu, coordinateur de la rédaction du document et membre du Conseil pontifical pour la santé, a souligné «l’urgence» de la publication d’un tel texte. «Nous assistons pour la première fois, sur le terrain, à l’application des concepts contraires à la doctrine de l’Eglise qui étaient proposés depuis longtemps», a-t-il expliqué. «Même si on en parle depuis plusieurs années, comme lors de la Conférence du Caire en 1994, il fallait que le Saint-Siège réaffirme sa position en entrant dans le détail pour stimuler une réflexion entre les différentes sensibilités religieuses et culturelles propres à chaque pays où se trouvent des réfugiés», a ajouté Mgr Mpendawatu. «L’actualité nous montre que nous devons agir rapidement et fermement», a conclu le prélat, soulignant que «l’on ne peut pas aborder le problème des réfugiés en les considérant comme des êtres différents n’ayant pas les mêmes droits au respect et à la dignité». (apic/imed/mk)

8 novembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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