Pakistan: Les réfugiés afghans du camp de Jallozai refusent leur transfert à Bajaur

Peshawar, 19 novembre 2001 (APIC) Les réfugiés afghans du camp de Jallozai, près de Peshawar, dans le nord du Pakistan, s’opposent à la récente décision du Haut commissariat de l’ONU aux Réfugiés (HCR) de les transférer dans une zone tribale reculée, à Bajaur, rapporte Caritas-Pakistan. Le HCR est montré du doigt. Selon un agent humanitaire, le HCR n’est en réalité pas du côté des réfugiés, mais n’est qu’une marionnette manipulée par le gouvernement.

Selon l’œuvre caritative catholique, les réfugiés, arrivés dans le pays en 1998 à cause de la sécheresse prolongée en Afghanistan, se plaignent de l’absence de services essentiels et de l’éloignement des centre habités de Bajaur.

La vie de ces gens est déjà très dure à Jallozai, où l’on dénombre déjà 300 morts à cause de la dureté du climat hivernal, indique Caritas. Un agent humanitaire désirant conserver l’anonymat souligne que le gouvernement pakistanais n’a jamais enregistré ces personnes en tant que «réfugiés» parce qu’elles appartiennent à l’ethnie Pashtun, et selon les autorités, elles ne sont donc pas du bon côté.

La majorité des réfugiés entrés au Pakistan n’est pas enregistrée. «C’est comme s’ils étaient invisibles – poursuit l’agent humanitaire – et par conséquent, ils sont plus vulnérables, notamment parce que pour recevoir les secours, ils doivent être identifiés. En ce qui concerne Jallozai, le HCR n’est en réalité pas du côté des réfugiés, mais n’est qu’une marionnette manipulée par le gouvernement». (apic/mna/pr)

19 novembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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