Une Française, une Espagnole, une Allemande et un Italien

Rome: Quatre bienheureux seront canonisés par Jean Paul II dimanche à Rome

Rome, 20 novembre 2001 (APIC) Le 25 novembre, Jean Paul II proclamera saints une Française, une Espagnole, une Allemande et un Italien. Il s’agit respectivement des bienheureux Léonie Françoise de Sales Aviat – fondatrice de la congrégation des soeurs oblates de saint François de Sales -, Paola Montal Fornés de San José de Calasanz – fondatrice de l’Institut des filles de Marie -, Maria Crescentia Höss – moniale du tiers-ordre de saint François ­ et Giuseppe Marello – évêque et fondateur de la congrégation des oblats de saint Joseph.

Léonie Aviat (1844-1914) est née à Sézanne en France, le 16 septembre 1844. Elle fut confiée très tôt par ses parents aux religieuses du monastère de la Visitation de Troyes. C’est dans cette atmosphère qu’elle décida d’entrer dans la vie religieuse, plus particulièrement au service de la classe ouvrière. Engagée dans un premier temps dans l’oeuvre du Père Louis Brisson, fondateur d’un centre d’accueil pour jeunes travailleurs, elle finit par fonder la congrégation des soeurs oblates de saint François de Sales, aujourd’hui présente en Europe, en Amérique et en Afrique ­ où les religieuses s’occupent plus particulièrement de malades du Sida. En 1906, deux ans après la loi française sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, Mère Françoise de Sales ­ son nom de religion – décida de transférer la maison-mère à Pérouse en Italie, où elle vécu les huit dernières années de sa vie.

Une femme marquée par la crise des courants libéraux

Paola Montal Fornés de Saint Joseph Calasanzio (1799-1889), d’origine espagnole s’est, quant à elle, consacrée à la formation humaine et chrétienne des femmes. Elle fut en effet fortement marquée par la crise traversée par la société espagnole à son époque, notamment par l’apparition de nombreux courants libéraux. Son objectif était de permettre aux femmes de jouer un rôle dans la nouvelle société. C’est alors qu’elle fonda en 1829 les premières «écoles pieuses» pour filles, tenues par les religieuses de l’Institut des filles de Marie, aujourd’hui présentes en Amérique, en Europe, en Afrique et en Asie.

Engagée en faveur de l’oecuménisme

Maria Höss (1682-1744) fut moniale du Tiers-ordre de saint François. Béatifiée le 7 octobre 1900 par Léon XIII, elle est originaire de Kaufbeuren en Allemagne. Elle entra au couvent des Franciscaines en 1703, et prit le nom de soeur Crescentia. Appréciée des protestants ­ qui constituaient les deux tiers de la population de sa ville -, elle est particulièrement connue pour son engagement en faveur de l’oecuménisme. Elle joua également un grand rôle dans la résolution des affaires religieuses et dans les difficultés politiques de son pays. Ayant bénéficié d’apparitions de saints, sa réputation fut rapidement faite et après sa mort, des centaines de milliers de pèlerins sont venus se recueillir sur sa tombe.

Au service des pauvres, à la suite e Vatican I

Parmi les futurs saints figurera enfin un évêque, Giuseppe Marello (1844-1895), qui fut évêque d’Acqui en Italie et fondateur de la Congrégation des oblats de saint Joseph. Arrivé à Rome le 21 novembre 1869 en tant que secrétaire de l’évêque d’Asti, il participa au Concile Vatican I. Cette expérience raffermit en lui son désir de se consacrer au plus pauvres. Il pensa alors à fonder une «compagnie de saint Joseph promotrice des intérêts de Jésus», pour les laïcs. Son projet abouti le 14 mars 1878, avec la naissance de la Congrégation des oblats de saint Joseph. Onze ans après, il fut nommé évêque. Les oblats sont aujourd’hui présents, outre l’Italie, aux Philippines, en Inde, au Nigeria, aux Etats-Unis, au Mexique, au Pérou, en Bolivie, au Brésil, au Chili, en Pologne, en Slovaquie et en Roumanie. Il avait été béatifié par Jean Paul II le 26 septembre 1993 à Asti. (apic/imed/bb)

20 novembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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