Homme de terrain
Encadré
Ancien président de la commission scolaire de Möhlin, co-recteur de l’école secondaire de Frenkendorf et ex-inspecteur des écoles des, le nouvel évêque de l’Eglise catholique-chrétienne à diriger du personnel, et appris à résoudre de difficiles questions relatives au personnel et à faire face correctement aux nombreux autres problèmes humains et personnels qui peuvent se présenter. «Je suis convaincu que mon expérience de la vie et mon ancien parcours professionnel plutôt inhabituel me permettront, dans ma nouvelle fonction comme évêque, d’apporter des éléments fort utiles», a-t-il estimé peu après son élection.
«Pendant les années durant lesquelles je n’ai pas exercé mon ministère de prêtre, il m’a été possible d’observer l’Eglise avec un certain recul, relève-t-il, presque de la même manière que les personnes qui ne sont pas aussi proches de l’Eglise. Je comprends dès lors pourquoi bien des gens éprouvent des difficultés avec l’Eglise».
Le nouvel évêque dit aimer dialoguer avec les gens et s’identifier à eux. «Au cours de la conversation, je pense alors à chaque fois: «Quel genre d’hommes es-tu ? Comment ressens-tu la vie? Comment te sens-tu, comment et à quoi songes-tu? Que se passe-t-il en toi? » Pour lui, les études en psychologie du destin selon Leopold Szondi et la formation de quatre semestres à l’institut à Zurich lui ont permis d’acquérir le savoir pratique indispensable au ministère pastoral, à la conduite d’entretiens et à la consultation.
Bénédiction d’un couple homosexuel
Ses idées d’action comme évêque? «Je me vois en particulier dans le rôle de pâtre du troupeau. Ceci vaut en tout premier lieu pour l’Eglise catholique-chrétienne de la Suisse. En ma qualité d’évêque, je suis aussi lié par la solidarité et la responsabilité à la Conférence internationale des évêques vieux-catholiques et, par voie de conséquence, à l’Union d’Utrecht des églises vieilles-catholiques.
Au printemps dernier, il a pour la première fois béni à l’Eglise un couple d’homosexuels. (apic/com/pr)




