L’Etat doit soutenir la liberté des choix éducatifs
Berne : Les écoles privées de suisse lancent le débat sur le choix des écoles
Berne, le 27 novembre 2001 (APIC) La majorité des parents souhaitent choisir librement l’école de leurs enfants. estime la Communauté de travail des écoles privées suisses (ASP): Pour cette association, l’Etat doit assumer sa part de frais. Ces deux revendications ont été faites mardi 27 novembre à Berne, en présence de personnalités politiques, à partir d’une enquête réalisée par l’Université de Zurich et commanditée par l’ASP. Celle- ci souhaite en outre le développement d’un débat public sur la question.
La diversité des cultures et les changements de société représentent, selon l’ASP, une chance pour l’évolution des écoles, mais aussi un risque de débordement. La question des normes et valeurs transmises par l’éducation entraîne, en raison de la diversité culturelle, la multiplication de l’offre éducative. Ainsi, poursuit l’ASP, le choix d’une école dépend de plus en plus des valeurs que les parents désirent voir transmises à leurs enfants.
L’étude réalisée par le Service de recherche Schulqualität und Schulentwicklung de l’Université de Zurich, a été réalisée à partir d’un sondage effectué sur 1’016 personnes ayant des enfants en âge de scolarité, essentiellement au niveau primaire.
Selon ce sondage, 58 % des personnes interrogées souhaitent choisir l’établissement scolaire de leurs enfants. 62 % d’entre elles souhaitent une offre d’écoles publiques et privées plus diversifiée. 65 % des parents estiment que le choix libre d’une école ne devrait pas entraîner des frais supplémentaires. Finalement, 70 % des personnes interrogées estiment que les écoles privées à but non lucratif devraient recevoir une aide de l’Etat. En règle générale, la fréquentation d’une école privée devrait être assumée autant par les parents que par l’Etat, selon les conclusions de l’ASP, commanditaire de l’étude.
La publication de ces résultats a eu lieu en présence de la conseillère d’Etat Christiane Langenberger et de la conseillère nationale Rosmarie Zapfl. L’ASP souhaite un développement du débat politique sur le problème du financement de l’instruction publique, engendré par un plus grand volume d’enseignements spécialisés et de classes plus petites. Selon l’ASP «Il est important que la discussion soit objective, dans l’intérêt de la diversité de la formation et de l’égalité des chances». (apic/sh)




