Prisons inhumaines

Colombie: Une commission onusienne dénonce l’enfer que vivent les prisonniers colombiens

Bogota, 29 novembre 2001 (APIC) Les prisons colombiennes sont un véritable enfer, dénonce le Haut Commissaire des Nations Unies pour la Colombie, Anders Kompass, qui s’appuie sur une étude menée par l’agence onusienne en collaboration avec ’Defensoría del pueblo’ (office gouvernemental pour les droits civils) du pays sud-américain.

L’étude révèle que plus de 54’000 détenus sont entassés dans 167 pénitenciers de ce pays, et que plus de 5’000 autres sont enfermés dans des postes de police où les conditions de vie sont encore pires. Des données officielles révèlent que pour 49% des prisonniers, aucune sentence n’a été communiquée et que 76% d’entre eux sont dans l’attente d’un verdict définitif.

Selon cette étude, encombrement dans les cellules, manque de services hygiéniques, propagation de maladie comme le sida, rendent inhumain le séjour dans les pénitenciers. Les détenus les plus ’influents’ réussissent à avoir les meilleures cellules alors que les plus faibles sont amassés dans de petites chambrées, souvent sans fenêtres. «Comme si cela ne suffisait pas, dans les prisons dévastées par la violence, de nombreux détenus arrivent à obtenir des armes et engagent de véritable luttes intestines entre bandes rivales».

En substance, conclut le rapport, le conflit interne à la Colombie se respire même à l’intérieur des prisons où les affrontements entre prisonniers appartenant à la guérilla et aux paramilitaires sont fréquents. (apic/mna/pr)

29 novembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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