Geste pour renforcer le dialogue
Roumanie: L’arbre de Noël, Place Saint-Pierre, vient des Carpathes
Rome, 29 novembre 2001 (APIC) L’arbre de Noël qui se dressera à droite de la crèche, Place Saint-Pierre vient de Tulghes, un village des Carpathes, dans l’Est de la Roumanie, premier pays à majorité orthodoxe à faire ce geste.
Le sapin a été abattu le 27 novembre et devrait partir pour Rome incessamment. Le village de Tulghes se trouve à quelque 1’800 m d’altitude. Choisi parmi 400 autres arbres, il a été taillé par une équipe de 12 bûcherons.
C’est la première fois que la Roumanie, pays en majorité orthodoxe, offre l’arbre de Noël de la Place Saint-Pierre. Mircea Dusa, préfet de la province de Harghita, où se situe le village de Tulghe, a assisté aux opérations. Le président de la République, Ion Iliescu, assistera en personne à sa remise au pape Jean Paul II en décembre.
Les autorités civiles et religieuses de Roumanie ont dit espérer de ce geste une prolongation du chemin fait ensemble lors de la visite de Jean Paul II en 1999.
De fait, sur place, l’esprit de dialogue et de réconciliation se heurte à des calculs et à des intérêts matériels, en particulier lorsqu’il s’agit de la restitution des églises dont les catholiques de rite oriental ont autrefois été spoliés par les communistes, qui les ont remis aux communautés orthodoxes, comptant ainsi favoriser la division des chrétiens.
Dans l’ombre des conflits
Le journaliste catholique roumain, Gelu Trandafir, dénonce, par exemple, la démolition, le 15 octobre 2001, de l’ancienne église du village de Vadul Izei (dépt. de Maramures) qui aurait dû être restituée à la communauté gréco-catholique. La nonciature apostolique de Bucarest avait pourtant remis une note verbale au ministre de la Culture, Razvan Theodorescu, en sollicitant l’intervention des autorités pour arrêter la démolition de l´église de Vadul Izei.
Le ministre Theodorescu a reconnu, dans une déclaration à la presse, que l’église de Vadul Izei avait été en bon état et que le motif invoqué pour la démolir n’était pas fondé.
Après d’innombrables démarches pour obtenir la restitution de l’ancienne église, la communauté gréco-catholique a commencé les travaux pour jeter les fondations d’une nouvelle église, indique la même source. (apic/zn/pr)




