Définir le degré d’autorité de son caractère sacramentel
Rome: Session annuelle de la Commission théologique internationale sur le diaconat
Rome, 30 novembre 2001 (APIC) La question du diaconat sera à l’ordre du jour du 3 au 7 décembre au Vatican, lors de la session plénière annuelle de la Commission théologique internationale, présidée par le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. La rencontre se tiendra à la Maison Sainte Marthe au Vatican, sous la direction du Père Georges Cottier, théologien de la Maison pontificale et Secrétaire général de la Commission.
La trentaine de théologiens réunis pour cette session discuteront donc d’abord sur un «instrument de travail» de 78 pages concernant le diaconat. Lors des deux précédentes sessions plénières de la Commission théologique internationale, ils s’étaient déjà penchés sur deux documents à ce sujet. Depuis, un nouveau document a donc été réalisé à partir de leurs observations, grâce au travail d’une sous-commission présidée par le Père Henrique de Noronha Galvâo.
Si la question du diaconat est aujourd’hui à l’ordre du jour, c’est parce que le Concile Vatican II, dans sa constitution sur l’Eglise «Lumen Gentium», n’a pas défini de façon explicite le «degré d’autorité» de son caractère «sacramentel». Il s’agit donc de préciser dans quelle mesure le diaconat est déjà une «configuration au Christ», même s’il n’est pas encore une «participation ministérielle au sacerdoce du Christ». Cette précision permettra de clarifier le sens du mot «diaconesse» tel qu’il était utilisé dans les premiers temps de l’Eglise, et de déterminer si les normes concernant l’impossibilité de l’ordination sacerdotale des femmes sont également valables pour l’ordination diaconale. A l’issue de cette session – la dernière sur ce thème -, le résultat des travaux sera remis à la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Au cours de cette session plénière, la Commission théologique internationale traitera par ailleurs du thème «révélation et inculturation», pour lequel une autre sous-commission, présidée cette fois par le jésuite Mario de França Miranda, a préparé un document de travail. Enfin une troisième sous-commission présentera les «relations préparatoires» rédigées par ses membres, cette fois sur la question «de la création de l’homme». (apic/imed/bb)




