Un Européen sur cinq s’est «rapproché de la religion» après les attentats du 11 septembre
Priorités changées
Oxford, 7 décembre 2001 (APIC) Un Européen sur cinq s’est «rapproché de la religion», après les attentats du 11 septembre, et presque la moitié affirment avoir «changé leurs priorités», indique un sondage international réalité début novembre.
Trois quarts des Européens approchés ont déclaré que leur famille était aujourd’hui «plus importante» pour eux, et 47 % pensent qu’à l’avenir ils auront un plus grand «sens de la famille».
Cette étude conduite par Euro RSCG Worldwide, agence publicitaire internationale basée à New York, a aussi révélé que 35% des Italiens et 16% des Néerlandais avaient l’intention de consacrer plus d’importance à la religion au moment de Noël.
Ce sondage a été effectué pour tenter de cerner les changements intervenus dans les comportements et les tendances actuelles en matière de consommation après les attentats du 11 septembre. Il a été mené au début du mois de novembre auprès d’un échantillon de 1’300 personnes en Grande- Bretagne, en France, en Italie, en Allemagne et aux Pays-Bas.
Lors d’un sondage précédent réalisé aux Etats-Unis, 63% des Américains interrogés avaient déclaré qu’il voulaient aussi se consacrer plus à leur famille, et 18% voulaient passer plus de temps à la maison.
Keith Jenkins, directeur de la Commission «Eglise et société» (basée à Bruxelles) de la Conférence des Eglises européennes (KEK), a confié à l’Agence ?cuménique ENI que le sondage semblait confirmer une «prise de conscience accrue de la religion» depuis les attentats aux Etats-Unis, et une «reconnaissance croissante de la nécessité d’un dialogue interreligieux».
«Dans la période qui a immédiatement suivi le 11 septembre, il y a eu certainement un désir de se rencontrer et de prier chez les gens qui s’attendaient à ce que les Eglises fournissent cet espace de rencontre», a- t-il ajouté.
Lors du sondage, 78% des Européens se sont déclarés «en sécurité» ou «assez en sécurité» dans leur pays. Toutefois, 13% ont dit vouloir rester davantage à la maison. Le même pourcentage avait l’intention d’annuler les projets de vacances.
Une personne sur trois a dit vouloir dépenser moins d’argent à l’avenir, et une sur cinq s’est engagée à donner plus aux institutions de bienfaisance. (apic/eni/pr)




