En présence de 70’000 jeunes

Budapest: Ouverture de la 24e rencontre européenne de Taizé

Budapest, 28 décembre 2001 (APIC) Les 24e rencontres européennes de Taizé se sont ouvertes vendredi 28 décembre à Budapest en Hongrie en compagnie de près de 70’000 jeunes de toute l’Europe. Les participants ont notamment reçu un message du pape Jean Paul II, du patriarche orthodoxe Alexis II de Moscou, ainsi que du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan.

La rencontre de Budapest voit cette année une importante participation de jeunes des pays de l’est. Près de 20’000 d’entre eux proviennent du pays d’accueil, la Hongrie, et 26’000 de Pologne. L’Allemagne, l’Autriche et la Suisse comptent ensemble 3’000 inscrits.

Dans son message adressé aux participants, Jean Paul II souligne que «la présence de jeunes du monde entier, réunis dans la prière et la concorde, témoigne de la profonde aspiration à la paix et à la fraternité qui habite le c?ur humain». «A l’heure où le monde, déchiré, en proie aux violences et à la peur, cherche des signes d’espérance», le pape invite les participants à «ouvrir avec confiance les portes de leur c?ur au Christ».

Pour le patriarche orthodoxe de Moscou, «la tradition d’organiser de telles rencontres, dont le but est de soutenir de bonnes et fraternelles relations entre des représentants de diverses confessions chrétiennes, prend une signification toute particulière en cette période où le monde a été ébranlé par des manifestations sans précédent de l’extrémisme religieux». «Je suis convaincu que, pour les inspirateurs des idéologies et les chefs des mouvements terroristes, la religion n’est qu’un prétexte pour atteindre leurs buts ignobles», a lancé Alexis II, pour qui «il est impossible d’aimer Dieu et de haïr sa créature la plus accomplie: l’être humain».

Pour le secrétaire général de l’ONU, il est «plus important que jamais de réaffirmer notre attachement à la paix et de nous souvenir qu’une paix durable exige que l’on lutte sur plusieurs fronts: pour délivrer l’humanité du fléau de la guerre, de la misère abjecte qui nous dépouille de notre qualité d’être humain, et de la menace d’avoir à vivre sur une planète polluée où il ne resterait guère de ressources naturelles». «Dans ce combat pour un monde meilleur, chacun d’entre nous a un rôle à jouer, souligne Kofi Annan. (apic/com/bb)

28 décembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!