Attaques et représailles sèment chaque jour sang et mort
Rome: Nouvel appel du pape à la paix en Terre Sainte à quelques jours d’Assise
Rome, 20 janvier 2002 (APIC) Les récents développements des événements qui se déroulent en Terre Sainte ont conduit Jean Paul II a lancer un nouvel appel à la paix, le 20 janvier 2002, à l’occasion de l’angélus dominical. Un appel qui intervient quelques jours avant la rencontre d’Assise, le 24 janvier.
Le pape a en outre profité de l’affluence de nombreux pèlerins pour rappeler le sens de la journée de prière pour la paix qui se déroulera le 24 janvier à Assise. Il a par ailleurs exprimé sa «proximité spirituelle» avec la population de la République démocratique du Congo touchée par l’éruption violente d’un volcan à Goma.
«Une fois encore, et avec beaucoup de tristesse, je suis contraint d’évoquer la situation dramatique en Terre Sainte, où des attaques répétitives et des représailles sèment chaque jour le sang et la mort», a déclaré Jean Paul II après la traditionnelle prière de l’angélus récitée depuis la fenêtre de son appartement.
«Cette logique perverse ne conduit à aucune sortie», a-t-il déclaré, déplorant «avec douleur» que «les protagonistes de ce conflit se soient engagés dans une impasse». «Je ne peux qu’inviter avec affliction les responsables des parties en lutte à mettre fin à de tels conflits», a alors lancé le pape. Il a également exhorté la communauté internationale à «ne pas abandonner» cette région. «Il est urgent de trouver ensemble les instruments capables de remettre en mouvement la dynamique de paix, permettant ainsi aux Israéliens et aux Palestiniens de penser à leur avenir», a conclu Jean Paul II.
Quelques instants auparavant, le pape avait consacré sa brève catéchèse précédant l’angélus à la rencontre interreligieuse qui se déroulera le 24 janvier à Assise. Ce sont «les événements tragiques du 11 septembre dernier» et «les risques de nouveaux conflits» qui ont conduit à la convocation d’une telle rencontre, a-t-il dit. Pour Jean-Paul II, «il est en effet urgent d’intensifier la prière pour la paix».
Appel aux religions
«Face à la violence, les croyants doivent montrer que les religions sont un facteur de solidarité, reniant et isolant ceux qui instrumentalisent le nom de Dieu pour des buts ou avec des méthodes qui en réalité l’offensent», a-t- il affirmé. Le pape a alors particulièrement invité les communautés religieuses et monastiques, ainsi que les enfants, les malades et les personnes âgées à s’associer à sa prière pour la paix.
Avant de quitter les fidèles réunis Place Saint-Pierre sous une fine pluie, le pape a par ailleurs exprimé «sa proximité spirituelle» envers les populations de Goma, à l’est de la République démocratique du Congo. L’éruption du volcan Nyiragongo, la semaine dernière, a atteint cette ville, chassant vers le Rwanda tout proche la quasi-totalité des 400’000 habitants. C’est la première coulée de lave du Nyiragongo, célèbre volcan sur les hauteurs de la ville de Goma, depuis celle qui avait provoqué la mort de 2.000 personnes en janvier 1977.
Aujourd’hui, des milliers de Congolais déplacés préfèrent revenir dans la ville de Goma, partiellement dévastée par la lave, boudant ainsi les camps de réfugiés que mettent sur pied les organisations humanitaires. Bravant la violence des secousses telluriques, des hommes, des femmes et des enfants se fraient un chemin à travers les coulées de roches sombres, courant parfois pour échapper à la chaleur intense toujours dégagée par le magma qui ne se refroidit que très progressivement. (apic/imed/pr)




