Sensibiliser les fidèles aux problèmes financiers
Genève: Finances en lambeaux, les Eglises réagissent
Genève, 21 janvier 2002 (APIC) Les finances des Eglises genevoises se portent mal. Les fidèles négligent leur contribution et la révolution fiscale du canton a provoqué une péjoration de la situation. Les Eglises protestantes (EPG) et catholique (ACR) entendent assainir leurs comptes par une campagne de sensibilisation des fidèles aux exigences économiques de la vie ecclésiale. Cependant, un partenariat mieux développé entre les Eglises et l’Etat serait un aboutissement souhaitable à une résolution de la crise.
La révolution fiscale du canton de Genève, par son passage d’une taxation sur l’année en cours, à provoquer une chute libre des contributions facultatives que versent les fidèles protestants et catholiques à leurs Eglises respectives. Sur les 3 millions espérés par l’EPG, seuls 1,4 ont été versé, quant à l’ACR elle déplore un manque de 1,8 millions L’absence de bordereau 2001 n’a certainement pas contribué à encourager le versement de contributions en baisse significative depuis nombreuses années.
L’EPG comme l’ACR vont toutes deux lancer une campagne de sensibilisation, par la diffusion d’une circulaire tout ménage, afin d’expliquer aux fidèles que les services rendus par les Eglises nécessite un soutien financier.
Alors que la campagne protestante va démarrer ses prochains jours, l’Eglise catholique a préalablement choisi de retravailler ses circulaires en collaboration avec des professionnels de la communication, afin d’optimaliser leur impact.
Pour un partenariat avec l’Etat
Comme l’a expliqué le secrétaire général de l’EPG, Xavier Magnenat à la rédaction de l’APIC, il serait souhaitable, qu’a l’instar du canton de Neuchâtel, Eglises et Etat arrivent à l’élaboration d’un concordat. La reconnaissances, depuis peu, par le canton de Genève des Eglises comme institutions d’utilité publique, est perçu par X. Magnenat comme un signe encourageant du développement de la collaboration des Eglises avec l’Etat, du moins dans le domaine des activités sociales.
Cependant, la traditionnelle et désormais séculaire séparation de l’Eglise et de l’Etat, chère à la politique genevoise, exige une démarche de dialogue particulièrement pondérée. (apic/sh)




