Avec les élèves du Collège de Champittet, à Lausanne
Encadré :
Une grande tente a été installée en plein coeur d’Assise afin de couvrir la place inférieure de la basilique Saint-François, où devaient se dérouler les deux cérémonies publiques. C’est une immense installation métallique recouverte d’une toile de plastique blanche et transparente de près de 100 mètres de long sur 50 mètres de large et environ autant en hauteur. Près de 3’000 places ont été prévues pour les invités uniquement, les pèlerins n’ayant pas de billet devant suivre la rencontre sur deux grands écrans situés à divers points de la ville.
Parmi les pèlerins invités se côtoient croyants de toutes les religions notamment les personnes accompagnant les chefs religieux -, laïcs ou religieux.
Certains d’entre eux sont arrivés la veille afin de profiter de la ville d’Assise. Comme ce groupe d’élèves de l’école catholique Champittet, à Lausanne en Suisse. Ils avaient prévu leur venue dès l’annonce faite par Jean Paul II de la convocation de la rencontre interreligieuse, obtenant des billets par l’intermédiaire du nonce apostolique en Suisse. «Il nous a semblé bon de venir entourer le pape et les croyants des diverses religions qui seront présentées», a expliqué à l’APIC le Père Christophe, aumônier de l’école. Ayant fait le trajet en train avec une vingtaine d’élèves de 15-16 ans, il estime que «cette rencontre est une formidable occasion pour les jeunes de découvrir les autres religions et de voir concrètement que le dialogue peut exister, alors que des cours de religions viennent d’être instaurés dans les écoles». «Ce pèlerinage a toutefois nécessité une préparation spirituelle afin qu’il soit avant tout une expression de leur foi», a-t-il ajouté.
Quant aux ’Petites Soeurs de Jésus’ dont la supérieure générale, Soeur Raymonde-Andrée, a été officiellement invitée, faisant partie du train papal, elles ont préféré préparer cette journée en effectuant un pèlerinage à pied. Elles sont donc descendues trois stations de train avant Assise, afin de terminer le parcours à pied. D’origine française, les sept religieuses qui ont entre 50 et 70 ans, sont pour la plupart en mission ou l’ont été dans divers pays d’Afrique à majorité musulmane. Les ’Petites Soeurs de Jésus’ ont représenté pendant quelques temps l’unique communauté catholique en Afghanistan avant le départ des talibans. (apic/imed/pr)




