Pas d’argent des impôts ecclésiastiques en dehors du canton
Schwytz: L’entrée de l’Eglise catholique cantonale dans la RKZ contestée
Schwytz, 28 janvier 2002 (APIC) L’entrée de l’Eglise cantonale de Schwytz dans la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (CCCRS/RKZ), décidée après de rudes débats par le parlement de l’Eglise le 7 décembre dernier, est contestée. 4 parlementaires membres du Conseil de l’Eglise cantonale et un autre citoyen schwytzois ont déposé un recours et exigent que l’on passe obligatoirement par un vote populaire.
Dans leurs recours de dix pages, les opposants à l’entrée dans la CCCRS relèvent que le Statut d’organisation – la constitution – de leur Eglise ne l’autorise pas à faire partie de cette organisation basée à Zurich qui finance des tâches pastorales supra-cantonales et supra- régionales. En effet, selon les recourants, le statut ne prévoit pas de dépenser de l’argent des impôts ecclésiastiques en dehors du canton. Si telle est la volonté de la majorité, il est nécessaire dans ce cas de changer le Statut ecclésiastique.
Les recourants reprochent à l’exécutif de l’Eglise schwytzoise d’avoir violé l’autonomie des paroisses en ayant refusé même le référendum facultatif sur cette question lors du vote du 7 décembre dernier. Ils estiment qu’il a argumenté sur une base non juridique et qui ne tient pas debout, insistant par exemple sur le coût (jusqu’à 200’000 francs) d’une consultation populaire sur le sujet.
«Avec l’argument qu’une votation est la cause de frais élevés, on peut empêcher toute participation démocratique directe des personnes ayant le droit de vote», critiquent les opposants. Ils mettent également en avant que les corporations ecclésiastiques paroissiales doivent subir les conséquences financières d’une entrée dans la CCCRS. Aux yeux des recourants, leur autonomie est violée, «parce que le soutien à la CCCRS n’est pas pour elles d’un intérêt prioritaire». (apic/ste/job/be)




