Ecosse: Restitution à l’Eglise d’Ethiopie d’un «tabot» volé par l’armée britannique en 1868

Une représentation de l’Arche d’Alliance typique du rite éthiopien

Edimbourg, 28 janvier 2002 (APIC) Un «tabot» sacré, volé par l’armée britannique en 1868, a été restituée le 27 janvier à l’Eglise d’Ethiopie. Cette tablette d’autel sculptée, caractéristique du rite chrétien éthiopien, avait été découverte dans une église d’Ecosse. Elle a été rendue aux représentants du gouvernement d’Addis-Abeba et de l’Eglise éthiopienne lors d’une cérémonie qui s’est tenue dimanche à Edimbourg en Ecosse, 134 ans après avoir été dérobée par des militaires britanniques.

Présents uniquement dans la tradition chrétienne éthiopienne, les «tabots» sont des copies de pierre ou de bois de l’Arche d’Alliance contenant les dix commandements qui se trouvent sur l’autel, dans le «saint des saints» (maqdas) de chaque église en Ethiopie.

Depuis des années, les autorités éthiopiennes tentent de récupérer les ?uvres d’art pillées au cours des siècles par les puissances coloniales. Parmi ces trésors volés de la culture éthiopienne, il faut mentionner les objets précieux du «trésor de Magdala» dérobés lors de la campagne de Sir Robert Napier en 1868 contre le roi Théodore II d’Abyssinie.

Huit «tabots» au British Museum

Le British Museum, qui possède huit «tabots» n’a aucune intention de les rendre, tout comme les frises du Parthénon, dérobés à la Grèce par Thomas Bruce, septième comte d’Elgin. Le «Victoria & Albert Museum» possède également des pièces du «trésor de Magdala», comme d’autres collections britanniques constituées de pillages de richesses du tiers monde.

Le précieux «tabot» restitué, qui a une grande valeur pour l’Eglise orthodoxe éthiopienne, a été retrouvé l’an dernier dans un placard de l’église épiscopalienne (anglicane) Saint-Jean l’Evangéliste de Princes Street, à Edimbourg. (apic/bbc/be)

28 janvier 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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