La loi viole le droit à la liberté d’opinion et l’expression

Genève: L’ONU montre du doigt le projet de loi sur l’information du Zimbabwe

Genève, 5 février 2002 (APIC) Le projet de loi sur la vie privée et l’accès à l’information du Zimbabwe «viole le droit à la liberté d’opinion et l’expression». C’est ce qu’a dénoncé le Rapporteur spécial sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression, Abid Hussain (Inde), qui a exprimé son inquiétude auprès des autorités du Zimbabwe.

Dans une communication adressée le 1er février, et rendue publique le 4 février, l’expert indépendant de la Commission des droits de l’homme demande au gouvernement du Zimbabwe de reconsidérer le projet de loi. Celui- ci été adopté par le parlement le 31 janvier dernier.

Selon le projet, seuls les journalistes accrédités par la Commission des médias et de l’information, nommée par le gouvernement, seront autorisés à travailler dans le pays. Les correspondants étrangers ne seront pas autorisés à y séjourner, sauf pour des périodes limitées et soumises à accréditation.

«Ces dispositions violent à droit à la liberté d’opinion et l’expression garanti par la Déclaration universelle de droits de l’homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auxquels le Zimbabwe est partie. Le Zimbabwe a donc une obligation de respecter pleinement ces dispositions», rappelle le Rapporteur spécial. Abid Hussain souligne en outre que «les dispositions de ce projet de loi entraîneront un contrôle excessif du gouvernement sur les médias».

Le Rapporteur spécial demande également au gouvernement de répondre positivement à la demande qu’il lui avait adressée le 25 septembre dernier afin d’entreprendre une mission officielle au Zimbabwe dans le cadre de son mandat défini par la Commission des droits de l’homme. (apic/iac/bb)

5 février 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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