A la recherche d’interlocuteurs pour négocier sa libération
Philippines: Rumeurs et démenti au sujet de l’annonce de la mort du missionnaire kidnappé
Manille, 7 février 2002 (APIC) Les récentes déclarations du chef d’un groupe criminel sur la mort présumée de Père Giuseppe Pierantoni, le missionnaire italien, originaire de Bologne, kidnappé le 17 octobre dernier dans le sud des Philippines, sont totalement fausses. Côté évêché de Pagadian, on s’active pour rechercher des interlocuteurs afin de négocier sa libération.
Dans une déclaration faite à l’agence MISNA Mgr Zacharias Jimenez, évêque de Pagadian (le diocèse du prêtre enlevé), affirme en revanche que de nouvelles perspectives devraient justement s’ouvrir maintenant sur la libération du missionnaire.
Mercredi, dans une interview accordée à la radio catholique dxMS, Faisal Marohombsar, leader du groupe Pentagon, accusé de l’enlèvement, avait déjà soutenu dans le passé que Père Pierantoni était mort depuis longtemps de maladie, durant sa détention. Mais l’évêque de Pagadian dément cette hypothèse et s’attarde en revanche sur la figure de Faisal. «Dans le passé – dit-il – il avait déjà annoncé que Beppe (diminutif affectif que donnent ses confrères au Père Giuseppe) était mort alors qu’il a été démontré qu’il était encore en vie. En réalité, dans certaines circonstances, ce criminel est utilisé pour lancer des messages codifiés. C’est pourquoi il fait parfois des déclarations alarmantes, voire improbables».
Mgr Jimenez estime que les nombreuses fausses informations qui ont circulé au fil des mois sur le sort de Pirerantoni sont l’oeuvre des ravisseurs eux- mêmes, qui ont l’intention de profiter de la confusion pour atteindre leurs objectifs. Quant à l’éventualité du décès du déhonien, «les ravisseurs – ajoute l’évêque – ont tout intérêt à ne pas le faire mourir, notamment parce que les autorités possèdent une liste des éventuels preneurs d’otage».
Engagé depuis longtemps en faveur de la libération de Père Pierantoni, l’évêque assure qu’il est en train de rechercher les intermédiaires les plus fiables pour conduire les négociations avec les ravisseurs, dont l’identité reste un mystère. (apic/mna/pr)




