Et de s’inspirer des valeurs chrétiennes dans leur choix
Inde: Les évêques catholiques invitent les fidèles à voter
New Delhi, 15 février 2002 (APIC) Les évêques indiens ont rendu publique une lettre pastorale adressée aux communautés chrétiennes des Etats de Uttaranchal, de Uttar Pradesh et de Manipur, les invitant à exercer leur droit de vote, durant les élections en cours pour le renouvellement du gouvernement local.
Les évêques catholiques demandent à leurs fidèles de favoriser les partis engagés dans la promotion de la vie, de la paix et de la réconciliation nationale.
«Voter est un devoir pour tous les citoyens qu’ils soient chrétiens ou musulmans. Toutefois, les prélats souhaitent que les chrétiens accordent leur voix aux partis capables de garantir une réelle démocratie», a déclaré à L’Agence Misna le porte parole de la Conférence épiscopale indienne (CBCI), le Père Donald D’Souza.
Rome: Le Père Josef Imbach, professeur de théologie suisse à Rome, mis en congé
Sous la pression de la Congrégation pour la doctrine de la foi
Rome/Zurich, 15 février 2002 (APIC) Un professeur suisse, qui enseigne la théologie fondamentale à la Faculté de théologie pontificale Saint- Bonaventure des Frères mineurs conventuels à Rome, a été mis en congé pendant un an, annonce vendredi l’hebdomadaire protestant alémanique «Reformierte Presse» (RP) à Zurich.
Le Père Josef Imbach, franciscain cordelier lucernois, a dû se retirer en raison des pressions de la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi, rapporte la RP. La suspension, décidée par le ministre général des franciscains, a été décrétée pour le deuxième semestre de cette année et le premier semestre de 2003.
Méthodes dignes de services secrets
C’est un livre du Père Imbach sur le miracle, intitulé «Wunder – eine existentielle Auslegung» (»Miracle. Une interprétation existentielle»), – qui mettrait en doute l’historicité des événements racontés par le Nouveau Testament et la divinité de Jésus – qui a attiré l’attention de la Congrégation pour la doctrine de la foi dirigée par le cardinal Josef Ratzinger. L’enquête a été menée secrètement et anonymement durant plusieurs années, révélait il y a un an l’agence de presse italienne ADISTA. Josef Imbach a dénoncé à cette occasion «les méthodes de services secrets» avec lesquelles son cas a été traité.
Il lui avait été enjoint de publier un article dans une revue pour clarifier les points de doctrine en litige. Le Père Imbach avait déclaré que certains points des «Annotazioni» de la Congrégation pour la doctrine de la foi étaient «en partie proprement grotesques», et que l’argumentation était «falsifiante» et «objectivement dénigrante». Il s’était ironiquement demandé, mettant en doute la qualité des experts engagés, si la Congrégation pour la doctrine ne devrait pas «soumettre à expertise les expertises des experts» qui avaient instruit son dossier.
Dans un article publié par le mensuel catholique autrichien «Kirche Intern» (n. 10/00), le Père Imbach avait très vivement déploré la façon dont avait été menée l’enquête contre lui, dénonçant les méthodes «inquisitoriales», l’anonymat, le secret, «l’atmosphère de délation» présents dans la procédure dirigée contre lui. (apic/adista/job/wm/be)




